Devenu région en 2008, Sédhiou ne dispose d’aucune industrie. Pourtant elle regorge d’énormes potentiel liés à la matière première pour la transformation. Afin d’apporter une contribution à l’industrialisation, Sadio Mané investit 14 milliards pour le développement du projet parc agro-industriel SM10 Agro.
SEDHIOU- Le projet parc agro-industriel SM10 Agro est présenté, jeudi 20 août 2026 lors d’un atelier. Cette initiative financée par Sadio Mané pour un coût de 14 milliards, « consiste a réalisé un complexe industriel sur un site de 10 hectares, ainsi qu’une plantation de fruit notamment de manguier sur un site de 500 hectares », a expliqué Diadia Dia, gouverneur de la région de Sédhiou, ajoutant que c’est un projet important pour la comme de Bambali et la région de Sédhiou car il s’agira à terme de procéder à l’exportation de fruit, la mangue mais aussi sa transformation. Pour sa part le directeur de la sauvegarde environnemental et social à l’apix, Yatma Gueye a indiqué que ce projet est aligné aux orientations que l’Etat a décliné dans l’horizon 2050 « notamment l’axe 3 qui parle de l’aménagement du territoire et de la durabilité, il permet de territorialiser les investissements en désengorgeant Dakar et Thiès ».
L’Etat du Sénégal est sur une dynamique d’accompagner les investisseurs surtout privés. « Les privés ont un grand rôle à jouer dans l’agenda national de transformation », a confirmé M Gueye. Il a aussi souligné que le projet a une vocation de transformation de la région, une valeur ajoutée qui va permettre de créer de la richesse et de l’emploi en intelligence avec la nature. Les retombées sont intéressantes pour les populations a en croire Diadia Dia, « le projet prévoit la création d’un millier d’emplois, des formations pour les populations et les producteurs ».
Selon, Ibrahima Touré maire de Bambali par ailleurs oncle du porteur du projet en Sadio Mané ce projet a été mûri en famille, c’est un modèle inspiré à Bourges (en France). « Sadio Mané a échangé avec le premier ministre de l’époque, il a saisi la commune qui a validé le projet. En tant que maire, je lui disais avant de donner de l’argent il faut créer au niveau local un grand projet et il a écouté ». Toutefois, malgré la pertinence de cette initiative, il y a quelques écueils : « Il y a des problèmes pour obtenir la superficie de 500 hectares. Nous avons pour le moment 10 hectares pour l’implantation d’usine », a affirmé Ibrahima Touré qui assure poursuivre les échanges pour obtenir la superficie totale.
Jonas Soulooubany BASSENE (correspondant)


