L’association Agir pour les femmes et les filles de Kédougou (Dimbaya), en partenariat avec Faith to Action Network (F2AN) Afrique de l’Ouest, organise du 19 au 21 octobre un atelier consacré aux droits des femmes et des filles. L’objectif est d’impliquer les leaders religieux et les hommes influents dans la prévention des violences basées sur le genre.
Faire des hommes des alliés dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. C’est l’ambition du projet « Ma foi pour la justice de genre ». Pendant trois jours, les participants réfléchissent au rôle des valeurs religieuses dans la promotion du respect, de la dignité et de l’égalité.
Pour Abdoul Fatahi Alitchawu, chargé de projet à F2AN Afrique de l’Ouest, les guides religieux, très écoutés dans les communautés, peuvent contribuer à faire évoluer les comportements. « La promotion des droits des femmes et des filles nécessite l’implication des hommes, particulièrement des leaders religieux », souligne-t-il.
La présidente de Dimbaya, Sadio Diouara, insiste également sur la nécessité d’une participation active des hommes. Pour elle, la lutte contre les violences ne peut réussir sans leur participation active. L’objectif est de susciter une prise de conscience et de former des hommes capables de porter des messages de sensibilisation dans leurs communautés. L’atelier prévoit notamment d’identifier des enseignements du Coran et de la Bible favorables aux droits humains, puis d’élaborer des messages de sensibilisation destinés aux mosquées, aux églises et aux quartiers.
À l’issue des travaux, quinze leaders religieux seront sélectionnés pour devenir des relais communautaires. Ils devront diffuser les messages de prévention et encourager des changements durables. Le choix de Kédougou tient aussi aux défis liés à sa situation frontalière et à l’exploitation aurifère, qui exposent certaines femmes et filles à des risques de vulnérabilité et de traite des personnes.
Amadou DIOP (Correspondant)


