En marge des travaux de la 12ᵉ édition de l’Atelier régional de mise en œuvre des projets du FIDA et du 3ᵉ Forum Paysan Régional de l’Afrique de l’Ouest (R-FAFO) le ministre sénégalais de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Ba, a pris la parole ce 24 juin 2026, deuxième jour de rencontres. Il a notamment évoqué la volonté d’aller à la rencontre d’un partenaire clé du Sénégal : la Banque Africaine de Développement (BAD).
Face à Dr Martin Fregene, Vice-Président de l’institution, le ministre n’a pas tourné autour du pot. Pendant cette séance de travail, les deux hommes ont passé au crible le portefeuille des projets agropastoraux sénégalais, programme par programme, retard par retard. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : certains projets accusent du retard, et le ministre entendait le dire clairement, sans détour, à son interlocuteur.
Un constat partagé, une volonté commune
De cet échange est né un constat partagé sur les défis liés à l’atteinte de la souveraineté alimentaire. Les deux responsables ont réaffirmé leur détermination à lever les obstacles identifiés et à accélérer l’exécution des projets en cours, dans la droite ligne des orientations fixées par le Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et conduites par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo.
Pour le ministre, cette rencontre s’inscrit dans une démarche de proximité avec les partenaires techniques et financiers, qu’il a faite sienne depuis sa prise de fonction : aller chercher les solutions là où elles se trouvent, plutôt que d’attendre qu’elles viennent.
La BAD rassure, et regarde vers les femmes et les jeunes
En retour, Dr Martin Fregene a tenu à rassurer son hôte sénégalais : la BAD se dit prête à mobiliser et à renforcer ses financements en direction du portefeuille agropastoral du pays. Le Vice-Président a également confirmé la volonté de son institution d’accompagner les nouvelles priorités du gouvernement sénégalais, en particulier celles tournées vers l’amélioration des conditions de vie des femmes et des jeunes, qu’il considère comme les véritables moteurs de la transformation du monde rural.
Un partenariat qui s’inscrit dans la durée
Au-delà des chiffres et des dossiers techniques, cette rencontre illustre la solidité du partenariat entre le Sénégal et la Banque Africaine de Développement. Une relation que les deux personnalités entendent mettre à profit pour accélérer la transformation structurelle du secteur agropastoral, avec un même objectif en ligne de mire : une souveraineté alimentaire durable et inclusive pour le Sénégal.
O.B.N


