Les résultats globaux du Baccalauréat général montrent un taux de réussite de 54,5% soit 93 809 admis, 12 162 mentions et une forte progression des performances scientifiques. Ce sont les chiffres rendus publics vendredi par le ministère de l’Education nationale.
Le système éducatif sénégalais confirme une dynamique de performance. Les résultats du Baccalauréat général 2026 dessinent une tendance particulièrement favorable. Le taux national de réussite a atteint 54,5 %, soit le meilleur niveau enregistré sur les cinq dernières sessions, surtout après le point bas de 2025, établi à 47,6 %.
« La performance de 2026 prend une dimension particulière parce qu’elle intervient dans un contexte d’augmentation des effectifs. Au total, 177 235 candidats étaient inscrits, dont 172 191 présents aux épreuves, soit une progression de 8,6 % du nombre de présents par rapport à 2025. Dans le même temps, le nombre d’admis atteint 93 809, en hausse de 25,3 % », lit-on dans le document de la tutelle.
Autrement dit, souligne le ministère en charge de l’Education nationale, l’amélioration des résultats ne repose pas sur une diminution du nombre de candidats. Le système a accueilli, d’après la tutelle, davantage d’élèves et a conduit une proportion plus importante d’entre eux vers la réussite. C’est en effet, un indicateur d’un renforcement de l’efficacité interne du système éducatif.
« La performance ne se limite pas au taux de réussite. La part des candidats admis dès le premier groupe passe de 43,2 % en 2025 à 48,7 % en 2026, soit un gain de 5,5 points. Cette évolution constitue un indicateur qualitatif important puisqu’elle traduit une progression du nombre de candidats obtenant directement leur diplôme à l’issue des épreuves principales », poursuit le texte.
Les filles se distinguent particulièrement
Autre marqueur fort de l’excellence : 12 162 mentions ont été enregistrées en 2026 et les mentions « Très Bien » ont plus que doublé par rapport à 2025. Les filles se distinguent particulièrement puisqu’elles deviennent majoritaires parmi les mentions « Très Bien », avec 163 contre 141 garçons. Ces résultats montrent que le système ne se contente pas de produire davantage de diplômés, il progresse également sur le terrain de l’excellence académique.
« L’un des enseignements majeurs du Baccalauréat 2026 réside dans la performance des filières scientifiques. En effet, les séries scientifiques affichent un taux de réussite de 70,2 % dans l’enseignement général contre 51,6 % pour les séries littéraires », renseigne le ministère.
Dans l’enseignement arabe, la même dynamique est observée : les séries scientifiques atteignent 86,5 %, contre 59,6 % pour les séries littéraires. Ces performances confortent les orientations nationales en faveur des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM) et renforcent la pertinence d’une orientation progressive d’un plus grand nombre d’élèves vers ces filières.
Les filles, un potentiel d’excellence à renforcer
Avec 61 % des candidats présents, les filles constituent désormais, selon le ministère en charge de l’Éducation nationale, la majorité des candidats au baccalauréat général. Cette forte présence témoigne des progrès réalisés en matière d’accès et de maintien des filles à l’enseignement secondaire.
« Plus significatif encore : dans les séries scientifiques, les filles réussissent mieux que les garçons, avec un taux de 70,8 % contre 69,4 %. Cette performance est particulièrement révélatrice. Elle montre que lorsque les filles sont orientées vers les filières scientifiques, elles disposent d’un potentiel de réussite élevé », rapporte le document.
Leur meilleure représentation parmi les mentions les plus prestigieuses renforce également ce constat. L’enjeu est donc désormais de transformer cette performance en une dynamique durable d’orientation des filles vers les sciences et les technologies.
Dakar arrive en tête avec 65,9 % de réussite
Le bilan 2026 révèle également des performances remarquables dans plusieurs académies. Dakar arrive en tête avec 65,9 % de réussite, suivie notamment de Kédougou avec 62,5 %. Dans les séries scientifiques, les performances sont particulièrement élevées à Louga (83,9 %), Dakar (77,7 %) et Matam (77 %).
« Ces résultats montrent surtout qu’un territoire à faible effectif peut obtenir d’excellentes performances. Il s’agit notamment du cas de Kédougou, qui combine un faible nombre de candidats et un taux de réussite élevé. Cette situation ouvre la voie à une meilleure capitalisation et diffusion des pratiques pédagogiques performantes entre académies », expliquent les services du ministère.
Ainsi, la tutelle estime que la session 2026 constitue ainsi un signal fort et encourageant pour le système éducatif sénégalais. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de mise en œuvre de réformes portant notamment sur la qualité des enseignements, l’encadrement pédagogique, la promotion des sciences, le numérique éducatif et le pilotage fondé sur les données.
« Le Baccalauréat 2026 ne constitue donc pas seulement un bilan d’examen. Il offre une photographie encourageante de la trajectoire du système éducatif. Le défi est désormais de consolider ces acquis, de réduire progressivement les écarts territoriaux, d’améliorer les performances des séries littéraires et d’accompagner davantage les candidats individuels et les établissements privés », reconnait le ministère.
« L’ambition reste claire : faire de chaque progrès enregistré une étape vers une école plus performante, plus équitable et davantage tournée vers les sciences, l’innovation et les compétences du futur », conclut le texte.
Mariama DIEME


