Un consortium a lancé mardi un diagnostic des systèmes alimentaires locaux mais aussi des systèmes d’approvisionnement des cantines scolaires au niveau du département de Bignona. Ceci dans le cadre du projet Dynamiser les systèmes alimentaires locaux grâce aux cantines scolaires au Sénégal.
BIGNONA – Le consortium Ipar, Cicodev et Grdr a procédé mardi à Bignona au diagnostic participatif et inclusif des systèmes alimentaires locaux mais aussi des systèmes d’approvisionnement des cantines scolaires au niveau du département. Ce diagnostic porte sur le projet Dynamiser les systèmes alimentaires locaux grâce aux cantines scolaires au Sénégal. Il s’agit d’un projet de recherche-action subventionné par le CRDI pour une durée de quatre ans dans les départements de Bignona et de Rufisque.
L’objectif principal du projet est de voir comment renforcer davantage les liens qui existent entre les systèmes alimentaires locaux et les systèmes d’approvisionnement des cantines scolaires en produits locaux de qualité ou agroécologiques.
La première phase du projet sera une recherche-action alors que la deuxième va consister à expérimenter des solutions pour améliorer l’existant dans les initiatives développées dans ce sens à la fois à Bignona et à Rufisque.
« Ensuite nous allons mener une campagne de plaidoyer sur la base des évidences qui auront été produites pour accompagner l’État du Sénégal vers des réformes pour renforcer davantage l’alimentation scolaire mais aussi leur connexion aux produits locaux », a expliqué Sidy Touncara.
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Selon le chercheur et coordonnateur de projet à l’Ipar, plusieurs défis entravent l’approvisionnement en produits locaux des cantines scolaires. Mais le principal problème reste le faible approvisionnement en produits locaux au niveau des cantines scolaires.
« Il y a un existant mais le problème se situe au niveau de la contractualisation. Il y a aussi des problèmes pour honorer les commandes », renseigne M. Touncara selon qui la qualité des produits aussi parfois laisse à désirer.
Malgré toutes ces difficultés, estime-t-il, la contractualisation pourrait permettre de densifier cette relation entre les producteurs et les gérants des cantines scolaires.
Selon le consortium de mise en œuvre du projet, l’alimentation scolaire peut être un levier de transformation durable des systèmes alimentaires locaux.
Ainsi, DyTAE (Dynamique pour une transition agroécologique) locale de Bignona se félicite du projet qui est une continuité du travail spécifiquement sur le diagnostic participatif du système alimentaire mais aussi de l’approvisionnement des cantines scolaires.
« La dynamique locale est prête à accompagner efficacement ces cantines scolaires afin qu’on puisse avoir un aliment sain du début à la fin », a réagi Clément Sambou, cofondateur de la startup sociale Eco From Africa, secrétaire général de la DyTAE.
Le Conseil départemental espère, lui, que le projet va permettre à Bignona de réaliser de bonnes performances scolaires. Aussi, analyse son secrétaire général, « dynamiser les systèmes de production locaux permettra de valoriser l’économie locale et d’assurer une alimentation saine aux apprenants ». « Nous allons les accompagner dans le diagnostic et dans la mise en œuvre sur le terrain », a promis Kalifa Diémé.
Kadidiatou SONKO (Correspondante)


