Le ministre Daouda Ngom a officiellement installé, hier, le Comité du dialogue social du sous-secteur de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Cds-Sesri), lors d’une cérémonie à Diamniadio.
RUFISQUE – Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Daouda Ngom, a procédé, jeudi 26 février, à l’installation officielle du Comité de dialogue social dédié au sous-secteur. Composé de 18 membres, il représente six familles d’acteurs de l’Enseignement supérieur. Cet acte, estime le ministre, vient à point nommé au regard des récentes violences notées dans les universités publiques.
« Dans le contexte des crises récurrentes qui affectent nos universités publiques, ce comité devient plus que nécessaire en raison du rôle central qu’il est appelé à jouer », souligne-t-il. Selon lui, de tels événements ne doivent plus jamais entacher « nos temples du savoir ». Le Pr Ngom précise que ledit comité n’est pas une instance de revendication, mais, plutôt, un cadre de « veille », de « prévention » et de « gestion des conflits » qui peuvent survenir au sein des universités, des instituts et autres écoles nationales.
D’après Daouda Ngom, « ce Comité sectoriel pour un dialogue constructif, sincère et responsable aura comme vocation d’être un levier de consolidation de la paix sociale ». Tout en demeurant convaincu que la structure que dirige le Pr Lamine Guèye, ancien recteur, jouera pleinement sa partition pour la pacification de nos espaces académiques, le ministre invite les membres à en faire « un mécanisme permanent de médiation, capable d’anticiper et de désamorcer les tensions ; un espace de veille stratégique au bénéfice de tous les acteurs ; un véritable baromètre du climat social de notre sous-secteur ». « Votre mission exige écoute, impartialité, rigueur et sens élevé de l’intérêt général et respect scrupuleux de la charte et du règlement intérieur qui vont régir vos travaux », indique-t-il.
Persuadé que le sous-secteur, malgré les efforts faits, n’arrive pas encore à tirer le meilleur de son potentiel, le Pr Lamine Guèye, président du Cds-Esri, juge important « d’instaurer davantage un climat de confiance entre acteurs en respectant les droits respectifs des parties prenantes ». Il a insisté sur l’intérêt de l’enseignement supérieur et de la recherche dans la prise de décisions. « Il s’agira, pour nous, membres du Comité, d’essayer de rassembler les acteurs pour discuter, pour s’écouter et pour s’entendre. Nous devons, de façon consensuelle, être des facilitateurs dans la prise de bonnes décisions aussi bien des autorités gouvernementales que des responsables des différentes parties prenantes », a indiqué l’ancien recteur.
Abondant dans la même lancée, Mamadou Lamine Dianté, président du Haut conseil du dialogue social, qui a pris part à la cérémonie, a réaffirmé que « rien de durable ne pourra se construire en dehors de la stabilité et de la quiétude et par conséquent, sans une ouverture à la concertation et au dialogue ».
Mohamed DIENE (Correspondant)

