A l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, la Coordination des Étudiants (CESL) a lancé un mot d’ordre de 48 heures « sans ticket » pour réclamer le paiement intégral des rappels de bourses. Si les étudiants ont pu se restaurer normalement le premier jour, le CROUS annonce la fermeture temporaire des restaurants après le dîner de ce vendredi 6 février 2026.
Le climat se tend à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Depuis le 5 février, les étudiants observent 48 heures de « Journées Sans Ticket », renouvelables, à l’appel de la Coordination des Étudiants de Saint-Louis (CESL). Dans son communiqué, la CESL exige « le paiement intégral des rappels dus aux ayants droit » ainsi que « le maintien des acquis, jusqu’à une révision concertée du décret n°2014-963 relatif aux allocations d’études ». Pour cette première journée de mobilisation, la situation est restée calme sur le campus social.
Les restaurants universitaires ont fonctionné normalement et les étudiants ont pu prendre leurs repas sans difficulté. Une situation bien différente de celle observée à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar où, le même jour, les restaurants sont restés fermés. « On se restaure convenablement pour le moment, mais on craint d’être confronté à la même situation qu’à Dakar », confiait plutôt Amadou Ba, président de la CESL. Cette crainte s’est matérialisée quelques heures après notre entretien. Dans un communiqué publié ce 6 février, le Directeur du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (CROUS), Dr Babacar Diop, informe, sur instruction du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, de « la fermeture temporaire des restaurants universitaires après le dîner du vendredi 06 février 2026 ».
Le CROUS estime que les efforts fournis pour assurer un service continu de restauration « se trouvent sérieusement compromis par des actes qualifiables de sabotage et répétitifs ». L’institution se dit toutefois disposée à favoriser « un dialogue social constructif » en vue d’une reprise rapide des activités. Cette décision marque un tournant dans le bras de fer entre étudiants et autorités. La restauration universitaire étant un maillon essentiel de la vie sur le campus, sa fermeture risque de durcir davantage la mobilisation. Du côté des étudiants, des « plans d’action » sont annoncés sans être encore dévoilés.
Jeanne SAGNA (Correspondante)


