Les centres de formation de Bona, Samine, Finthiock et Souda situés dans la région naturelle de Casamance, intègrent dorénavant le réseau public de l’État. Cette transition s’est opérée, ce mardi 10 février 2026 à Diamniadio, lors d’une cérémonie de signature de conventions de rétrocession avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique.
RUFISQUE- Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Amadou Moustapha Njekk Sarré, a procédé, ce mardi 10 février à Diamniadio, à la signature de conventions de rétrocession avec les maires des communes abritant certains centres de formation professionnelle en Casamance. Il s’agit des établissements de Bona, dans la région de Sédhiou, celui de Samine, dans le département de Goudomp, Finthiock et Souda, dans la région de Ziguinchor.
Selon lui, à travers cette décision, l’État vient de poser « un acte hautement responsable et profondément patriotique, garantissant la pérennité, la normalisation et la montée en puissance de ces outils au service de la Nation ». « Ces centres que nous intégrons officiellement dans le patrimoine de l’État ne sont pas nés d’un décret, mais d’un engagement citoyen, d’un leadership local éclairé et d’un patriotisme de proximité », a déclaré le ministre, persuadé « qu’il est possible d’anticiper les politiques publiques, de répondre concrètement aux besoins des territoires et de placer la jeunesse au cœur de l’action ». M. Sarré a jouté aussi que « l’intégration de ces centres s’inscrit dans l’élargissement équitable de l’accès à une formation professionnelle de qualité, y compris dans les zones rurales et frontalières ». Elle traduit également, selon lui, « la volonté d’aligner rigoureusement des programmes de formation sur les besoins réels des secteurs productifs, notamment l’agriculture moderne, les métiers techniques et les compétences émergentes ». À ce propos, Amadou Moustapha Njekk Sarré a magnifié le mode de gouvernance dans ce partenariat entre l’État et les collectivités territoriales. Il a instruit la direction générale de la formation professionnelle et technique d’œuvrer, sans délai, pour faire de ces centres de véritables « pôles de formation performants ».
Au nom de ses collègues, le maire de la commune de Samine, Mamadou Lamine Mané, souligne que l’intégration formelle de ces centres dans le réseau public est le gage d’une « gestion structurée » et d’une « pérennité garantie ». Au-delà d’insister sur l’accélération par la direction du déploiement de personnels nécessaires pour les rendre opérationnels, l’édile et ses collègues se sont engagés à accompagner la tutelle dans cette mission. « Nous serons des partenaires vigilants et actifs pour que ces centres soient des modèles de réussite et d’insertion pour nos jeunes », a indiqué le maire de Samine.
Mohamed DIENE (Correspondant)

