L’école élémentaire Hamedine Bocar Kane ex-École 1 de Matam a fêté, samedi 6 décembre 2025, son centenaire. Ce haut lieu de l’éducation a formé des générations d’hommes et de femmes qui ont marqué l’histoire du Sénégal en général, celle de Matam en particulier.
Fondée en 1925, l’école élémentaire Hamedine Bocar Kane de Matam a, aujourd’hui, un siècle d’existence. Ce temple du savoir a joué un rôle important dans la formation des cadres de Matam et de ses environs. La cérémonie de célébration des 100 ans d’existence, a eu lieu avant-hier samedi 6 décembre 2025, au sein de l’établissement en présence des autorités administratives et académiques de Matam et d’anciens pensionnaires. « Aujourd’hui, nous célébrons le centenaire de l’école Hamedine Bocar Kane, également appelée École 1 de Matam. C’est un moment de fierté et de réflexion pour toute notre communauté », a déclaré l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Tafsir Baba Anne. Il y a cent ans, a-t-il ajouté, « cette école a été fondée pour offrir une éducation de qualité aux enfants de Matam et ceux de ses environs ».
En effet, cette école a, pendant longtemps, participé à la formation de plusieurs générations d’élèves qui ont marqué l’histoire du Sénégal et qui ont contribué au développement de Matam et de notre cher pays. Pour lui, l’école Hamedine Bocar Kane a toujours été un lieu d’apprentissage et de transmission de nos valeurs. L’autorité administrative a affirmé que « cet établissement scolaire a formé des hommes et des femmes qui ont occupé des postes importants dans la société contribuant ainsi à l’essor de notre Nation ». À titre d’exemple, M. Anne souligne que le Pr Souleymane Niang (ancien recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar), l’écrivain Cheikh Hamidou Kane ainsi que le parrain Dr Mamadou Ndiade ont fait leurs humanités dans ce sanctuaire du savoir.
Prenant la parole, l’Inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief) de Matam, Alhousseynou Ka a estimé que « cette journée constitue, avant tout, un symbole, mais aussi un retour vers la source ». « À travers cette journée, tous les fils de Matam qui ont fait leurs premiers pas ici se souviendront des moments heureux qu’ils ont vécus dans ce haut lieu », a-t-il dit. Cependant, l’Ief de Matam a tenu à attirer l’attention sur l’état de délabrement très avancé de l’école.
Selon lui, cette infrastructure scolaire présente un décor « triste et inquiétant » avec des salles de classe défectueuses, un mur de clôture qui s’est affaissé et une absence d’un cadre propice pour l’épanouissement des enfants. Fort heureusement, a assuré M. Kane, les travaux de réhabilitation vont bientôt commencer. « Il est prévu de réhabiliter 7 salles de classe, l’ancien bâtiment, le passage des piétons et des toilettes », a annoncé l’Ief de Matam.
Falel PAM (Correspondant)

