Des organisations de la société civile (Cosec, Ong 3D, Gradec) ont tenu, le 14 février dernier, à Ziguinchor, un atelier d’échanges sur la crise universitaire. Le thème portait sur « Diagnostiquer les crises universitaires pour mieux les anticiper et renforcer la cohésion sociale et la stabilité territoriale ».
ZIGUINCHOR – Pour mettre fin à la crise qui sévit dans l’espace universitaire, le Cosec, l’Ong 3D et le Gradec ont organisé le 14 février, dans la capitale régionale du Sud, un atelier d’échanges avec les différents acteurs, y compris les étudiants et d’autres entités. La rencontre a porté sur le thème : « Diagnostiquer les crises universitaires pour mieux les anticiper et renforcer la cohésion sociale et la stabilité territoriale ». Celle-ci entre dans le programme «Saxal Jaam », dont l’objectif est d’intervenir sur toutes les dynamiques de tension en vue de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir la paix. Médiateur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, Nouha Cissé a salué l’initiative du consortium qui, selon lui, offre ainsi l’opportunité de contextualiser la question de l’appréhension de la crise à partir de l’institution universitaire.
« Jusqu’ici, on a eu des postures de réactivité. Il faut maintenant être proactifs en envisageant, à partir d’un diagnostic sérieux, de mettre en avant les mécanismes permettant aux différentes composantes de l’université d’échanger, d’appréhender les difficultés et d’anticiper sur leurs résolutions », a recommandé M. Cissé, par ailleurs ancien proviseur du Lycée Djignabo de Ziguinchor. Du côté de la société civile, la promotion de la paix dans l’espace universitaire est une réelle nécessité. C’est d’ailleurs tout le sens de l’atelier dont les recommandations seront remises au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en vue de parvenir à des solutions durables. C’est dans cette perspective que la présence des étudiants a été saluée. « Si une seule entité manque à l’appel, cela veut dire que le dialogue ne sera pas inclusif », a indiqué Papa Assane Tine, chargé de projet du Collectif des organisations de la société civile pour les élections.
Kadidiatou SONKO (Correspondante)

