L’agence nationale de l’énergie rurale a mobilisé les décideurs de la région de Sédhiou ce mercredi 14 octobre. L’aner a partagé les ambitions du Sénégal dans sa volonté de développer le mixte énergétique d’ici 2030.
Sédhiou- Le Sénégal poursuit sa politique de transition énergétique. Le processus qui a démarré depuis 2022 avec la stratégie gas to power, vise à effectuer une transition souple en apportant la part de l’énergie renouvelable à 40% à l’horizon 2030, a déclaré Madiop Ndiaye, chef de division des études techniques des projets et programmes de l’agence nationale pour les énergies rurales (Aner), lors de atelier de communication sur le projet. Signataire de l’accord de Paris sur le changement climatique, le Sénégal, a l’instar de tous les pays signataires, doit mettre en place des mécanismes qui permettent d’atteindre les objectifs assignés.
Cette transition à en croire M. Ndiaye va toucher le secteur de l’électricité, qui est la priorité du monde rural, a-t-il fait savoir. Certes la région de Sédhiou présente un taux d’électrification au niveau régional qui avoisine les 56%, a signalé Madiop Ndiaye. Toutefois, il convient de mettre en place des mécanismes dans les domaines de la biomasse et les autres sources d’énergie, telle que la CO2 afin d’honorer les engagements.
Madiop Ndiaye a rappelé que ce programme est arrimé à la vision 2050. Sur cette nouvelle feuille de route, les autorités visent la baisse du coût de l’énergie à 60f le kilowatt heure à l’horizon 2035. Pour cela, il faut des efforts combinés pour rendre possible cette volonté. Cette ambition constitue une urgence dans un contexte géopolitique mondiale tendu. M. Ndiaye a rappelé que plusieurs bailleurs dont la coopération allemande et l’union européenne travaillent en étroite collaboration avec l’Agence nationale de l’énergie rurale pour atteindre ce pari.
Jonas Souloubany BASSENE (correspondant)


