Classé deuxième derrière le quartier Cité Lamy de Thiès lors de l’édition 2025 du challenge « Setal Sunu Gox », prix récompensant les quartiers les plus propres du Sénégal, Diokoul Ndiourène, dans la commune de Rufisque Ouest, poursuit sa mue et ambitionne de maintenir cette dynamique grâce au soutien de l’État.
RUFISQUE – Recouverts par endroits d’une couche épaisse de peinture à la chaux, les murs du quartier Diokoul Ndiourène (Rufisque Ouest) connaissent une nouvelle vie. Une transformation née de leur deuxième place au challenge « Setal Sunu Gox » de 2025, qui a récompensé les quartiers les plus propres du Sénégal. Cette touche de fraîcheur et de blancheur atteste la poursuite de la dynamique d’embellissement entamée par la communauté depuis quelques années.
Propre et débarrassée du sable, une longue rue du quartier s’orne de part et d’autre d’une variété de plants, offrant un cadre de vie verdoyant, attrayant et bien entretenu. Très tôt initié aux valeurs écoresponsables, un garçon de 10 ans, le seau à la main, enchaîne des allers-retours pour arroser les plants.
Il sort de chez Omar Diop, dit Blinky, un acteur communautaire au cœur de cette transformation menée avec l’aide des résidents du quartier.
« Tout ce qui a été réalisé ici est le fruit de la contribution des riverains. Cela nous a valu, en 2025, d’être primés deuxièmes au concours national des quartiers les plus propres », déclare-t-il.
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Loin de laisser se dégrader ce beau cadre de vie dans ce vieux quartier populeux de Rufisque, les habitants s’efforcent, avec les moyens du bord, d’en assurer l’entretien.
Main verte, Omar Diop tient, à l’entrée de sa maison, un petit coin qui sert de pépinière : « Eco Case Docky écologique ». Pratiquement, la totalité des plants qui décorent cette allée provient de sa pépinière.
Plein d’abnégation, l’acteur communautaire agit en amont, avant de souhaiter l’appui des autorités publiques, notamment de l’État.
« Nous attendons désormais le suivi des autorités pour garantir la durabilité de cette initiative », dit-il, convaincu que le développement requiert de l’endurance et la pérennisation des bonnes actions.
Les initiateurs espèrent également que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, recevra les lauréats, cette compétition s’inscrivant au cœur de son engagement pour la salubrité publique. Cette rencontre leur permettrait d’échanger et de partager les expériences sur le renforcement de la participation citoyenne dans l’amélioration du cadre de vie au Sénégal.
« La Direction du cadre de vie n’a pas suffisamment de moyens, mais elle met souvent à notre disposition son équipe pour des activités de nettoyage et de désherbage », signale M. Diop.
Ils disent attendre de cette direction qu’elle remonte les initiatives locales aux plus hautes autorités, particulièrement au ministre de l’Environnement et de la Transition écologique et au chef de l’État.
L’appui du gouvernement permettrait de dupliquer ce modèle déjà entamé dans les établissements élémentaires, comme c’est le cas à l’école Ousseynou Diagne. Ce procédé contribue, en effet, à éveiller la conscience des apprenants sur la préservation du cadre de vie.
« Si nous nous lançons dans la dynamique d’embellir notre cadre de vie, les élèves, eux, n’ont pas parfois conscience de l’utilité des arbres. Cela permet de les sensibiliser et de leur inculquer certaines notions dans ce domaine, notamment les écoles de pépinière », estime Omar Diop.
Mohamed DIÈNE (Correspondant)

