Des jeunes de Sédhiou ont investi samedi l’Île du Diable. Ils ont planté 5 000 propagules de mangrove afin de donner un nouveau souffle à cet écosystème menacé.
Sédhiou – Lieu mythique de la région de Sédhiou, l’Île du Diable perd de plus en plus sa biocénose. Le plus grand baobab qui s’imposait au milieu de ce territoire marin s’est effondré l’année dernière. Une partie de la mangrove qui ceint ce bout de terre a disparu du fait des actions anthropiques. Pourtant, l’Île du Diable constitue un patrimoine naturel exceptionnel, du fait de la richesse de son écosystème.
« Sa conservation dépasse largement la seule protection des arbres : la mangrove stabilise les berges, réduit l’érosion, contribue au stockage du carbone, participe à la régulation hydrologique et offre des habitats essentiels à de nombreuses espèces aquatiques et terrestres », s’est exprimé Youssouph Ndiaye, directeur exécutif de l’association Green Sédhiou. Il était à la tête de 100 jeunes samedi pour le repiquage de 5 000 propagules de mangrove dans le cadre du projet Seneya/One Health.
Insistant sur la mobilisation des jeunes pour restaurer l’écosystème de l’île, M. Ndiaye déclare : « Sa conservation dépasse largement la seule protection des arbres : la mangrove stabilise les berges, réduit l’érosion, contribue au stockage du carbone, participe à la régulation hydrologique et offre des habitats essentiels à de nombreuses espèces aquatiques et terrestres. » Pour Youssouph Ndiaye, protéger l’Île du Diable, c’est investir simultanément dans la santé des écosystèmes, la santé animale et la santé communautaire.
À Sédhiou, la remontée de la salinité a modifié le régime hydrologique. L’érosion, l’ensablement, la dégradation des habitats et les pressions exercées sur les ressources naturelles fragilisent progressivement les équilibres écologiques. C’est dans ce sens qu’une sensibilisation a été organisée dans le sillage de cette journée de restauration de la mangrove de l’Île du Diable.
Jonas Basséne (Correspondant)


