À Saint-Louis, Greenpeace Afrique accompagne les communautés de pêche dans le renforcement de leurs capacités de plaidoyer face aux impacts de l’exploitation gazière et aux pressions qui affectent le secteur halieutique.
Les communautés de pêche de Saint-Louis veulent davantage peser dans les décisions liées au développement des activités pétro-gazières. Réunis les 9 et 10 septembre dans le cadre d’un atelier organisé par Greenpeace Afrique, pêcheurs, transformatrices et représentants communautaires ont été formés aux techniques de plaidoyer et au signalement des incidents en mer.
Pour Mamadou Kali Ba, chargé de campagne Océan de Greenpeace Afrique, cette étape est importante compte tenu des bouleversements observés dans la zone. « Nous sommes à Saint-Louis pour rencontrer les communautés impactées par la production pétro-gazière, mais aussi par les mauvaises pratiques de pêche », explique-t-il. L’objectif est notamment d’aider les populations à mieux documenter les problèmes rencontrés, à formuler des revendications précises et à les porter auprès des autorités et des acteurs concernés. La tournée doit également permettre de construire une plateforme commune de revendications.
Fama Sarr, secrétaire adjointe du CLPA de Saint-Louis et présidente de la commission chargée des impacts de l’exploitation des hydrocarbures, salue cette initiative. « Si aujourd’hui il y a une organisation qui est là pour nous accompagner sur comment faire pour réussir le plaidoyer, c’est une très bonne chose », souligne-t-elle.
Elle déplore toutefois la faible implication des communautés dans les premières étapes du projet GTA. « Depuis les recherches sismiques en 2014, les communautés n’ont pas été impliquées dès le début », regrette-t-elle. Les participants réclament notamment un meilleur accès aux informations environnementales, un suivi indépendant des écosystèmes, un dispositif d’alerte accessible et une évaluation des effets cumulés des projets extractifs sur les moyens de subsistance.
Jeanne SAGNA (Correspondante)


