Le Sénégal célèbre, les 22 et 23 juillet 2026, à Diourbel, la Journée mondiale de la population. En prélude à cet évènement, la Direction du développement du capital humain (Ddch) a réuni, hier, lundi 20 juillet, des journalistes pour présenter les enjeux de cette édition. Le choix de Diourbel repose sur plusieurs indicateurs démographiques, éducatifs et sociaux.
La région de Diourbel accueille, cette année, les activités officielles de la Journée mondiale de la population (Jmp), prévues les 22 et 23 juillet 2026. Placée sous le thème : « Investir davantage dans le capital humain et l’autonomisation des jeunes pour concrétiser leurs aspirations au Sénégal », cette édition ambitionne de replacer les questions liées à la jeunesse, à l’éducation, à la formation et à l’emploi au centre des politiques de développement. En prélude à la célébration, la Direction du développement du capital humain (Ddch) a organisé, le lundi 20 juillet 2026, une journée de partage et d’information avec les professionnels des médias dans le but de les sensibiliser sur les principaux enjeux de cette commémoration. Selon Assane Ndiaye, directeur du Développement du capital humain, le choix de la région de Diourbel ne relève pas du hasard ; il répond à une analyse fondée sur plusieurs indicateurs qui illustrent les défis auxquels cette partie du pays est confrontée en matière de développement humain. « Nous nous sommes basés sur le critère de la démographie, car Diourbel est la troisième région en termes de population. Il y a aussi la question de la scolarisation, mais également de l’employabilité des jeunes qui n’ont quasiment pas de formation, ainsi que d’autres critères », a-t-il expliqué. Pour les organisateurs, ces caractéristiques font de Diourbel un espace privilégié pour engager des réflexions sur les politiques à mettre en œuvre afin d’améliorer les conditions de vie des populations, en particulier celles des jeunes.
La forte dynamique démographique de la région appelle, selon eux, des investissements plus importants dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la formation professionnelle et de l’emploi pour transformer cette croissance de la population en un véritable levier de développement. Le thème retenu pour cette édition traduit la volonté de renforcer les investissements dans le capital humain. L’objectif est de créer les conditions permettant aux jeunes d’acquérir les connaissances, les compétences et les opportunités nécessaires pour participer pleinement au développement économique et social du pays. Les organisateurs estiment que l’autonomisation de la jeunesse constitue, aujourd’hui, un enjeu majeur pour le Sénégal, dans un contexte marqué par une forte croissance démographique et une demande de plus en plus importante en matière de formation et d’insertion professionnelle. Instituée en 1989, au moment où la population mondiale franchissait le seuil des cinq milliards d’habitants, la Journée mondiale de la population vise à attirer l’attention des décideurs et des citoyens sur les interactions entre les dynamiques démographiques et le développement. Elle constitue un cadre de sensibilisation et de dialogue autour des politiques publiques destinées à améliorer le bien-être des populations et à relever les défis liés à la croissance démographique. À travers cette célébration, la Ddch entend favoriser une meilleure appropriation des questions de population par les médias et renforcer la diffusion d’informations sur les politiques publiques mises en œuvre dans ce domaine. Les échanges prévus à Diourbel devraient permettre de réunir les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile et les jeunes autour de réflexions portant sur les moyens d’accélérer les investissements dans le capital humain, considéré comme l’un des principaux moteurs d’un développement durable et inclusif.
Amadou KÉBÉ

