Au-delà du suivi de la pluviométrie, la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre) modernise ses outils de contrôle des eaux souterraines. Son directeur, Bakary Faty, informe que ce département du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement s’appuie sur un réseau de plus de 800 ouvrages de suivi répartis sur le territoire national. « Deux piézomètres de la zone de Thiaroye sont en cours d’équipement avec des capteurs automatiques capables de transmettre des données en temps réel. Cette modernisation sera progressivement étendue aux secteurs les plus sensibles », a-t-il annoncé. La Dgpre mise également sur le contrôle des prélèvements. Les agents de la police de l’eau effectuent régulièrement des inspections afin de vérifier la conformité des ouvrages et le respect des autorisations d’exploitation. « Sans maîtrise des volumes d’eau prélevée dans ces nappes, aucune gestion durable et efficace ne peut être assurée », a ajouté M. Faty. En parallèle, un projet soutenu par l’Agence française de développement (Afd) est déployé dans la zone de captage de Pout. Il prévoit notamment des solutions fondées sur la nature pour favoriser la recharge des nappes, la formation des maraîchers aux techniques d’irrigation économes en eau et la mise en place d’un « contrat de nappe» afin d’impliquer les usagers dans une gestion durable de la ressource.
B.G.D

