Le Premier ministre, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a défendu, dimanche 25 octobre 2026, les ajustements budgétaires proposés par le gouvernement sur le projet de loi de finances rectificative (LFR). Il invoque une baisse de 340 milliards de FCFA des recettes et une hausse de 540 milliards des charges.
Le gouvernement entend faire de l’allègement du coût de la vie la priorité du débat sur la loi de finances rectificative. « Le seul objectif qui doit nous guider tous, c’est d’alléger le fardeau des Sénégalais », a déclaré le Premier ministre, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô, lors de la conférence de presse tenue dimanche 25 octobre.
Le chef du gouvernement a distingué la différence entre amendements parlementaires et obstruction à l’action du gouvernement. « Il y a une nuance profonde entre l’obstruction au travail du gouvernement et les amendements de l’Assemblée nationale », a-t-il souligné, invitant les députés à formuler des propositions concrètes. « Nous demandons au Parlement de se déterminer clairement . J’espère qu’il sera dit aux Sénégalais ce qu’ils veulent, sans rester dans des généralités. » Le Premier ministre a également rappelé la responsabilité juridique des parlementaires dans cet exercice. «Formuler un amendement vous met face à la responsabilité de la constitutionnalité », a-t-il rappelé.
Trois contraintes budgétaires majeures
Le chef du gouvernement a identifié trois contraintes principales. La première est une baisse prévisionnelle des recettes de 340 milliards de FCFA. La deuxième correspond à une hausse des charges de 540 milliards de FCFA, liée notamment aux besoins supplémentaires du secteur énergétique et au renforcement des moyens des forces de défense et de sécurité. La troisième tient à la nécessité de contenir un déficit déjà élevé, dans un contexte de fortes tensions sur les finances publiques.
Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a par ailleurs rappelé que les budgets de 2024, 2025 et 2026 avaient été élaborés dans un contexte difficile. «En 2024, 2025 et 2026, le budget a été élaboré sous contraintes. Pourquoi nous le reprocher aujourd’hui », s’est-il interrogé. Il a par ailleurs souligné que la loi de finances initiale avait été approuvée sous le précédent gouvernement, présentant la LFR comme un instrument d’ajustement des recettes et des dépenses, en fonction des évolutions.
O.BA

