L’ambassadeur de la République démocratique du Congo à Dakar, son excellence Christophe Muzungu, a offert une réception en l’honneur de la visite au Sénégal de Crispin Mbadou Phanzu, ministre délégué près de la ministre des Affaires étrangères en charge de la Francophonie et de la Diaspora congolaise. La rencontre qui s’est déroulée jeudi passé, a été l’occasion pour l’ambassadeur de présenter Juliana Amato Lumumba, la candidate de la RDC au poste de secrétaire général de l’OIF.
L’ambassadeur Christophe Muzungu a officiellement présenté aux ambassadeurs des pays francophones accrédités au Sénégal la candidature de la République démocratique du Congo, en la personne de madame Juliana Amato Lumumba. Selon le diplomate, à travers la candidature de la fille du héros de l’indépendance, Patrice Emery Lumumba, le président Felix Antoine Tshisekedi souhaite repositionner son pays comme leader incontournable de la Francophonie, en tant que plus grand pays francophone au monde par sa population.
Le ministre Crispin Mbadou Phanzu a rappelé que la francophonie est un espace où se rencontrent des trajectoires différentes mais unies par une même langue et les mêmes valeurs. Selon lui, la RDC, de par sa position, porte une responsabilité vécue à travers la jeunesse francophone.
« Cette candidature prône l’enracinement et l’ouverture, dans une capacité rare à comprendre les enjeux et les ambitions collectives de transformation de nos sociétés », a souligné le ministre congolais en charge de la Francophonie.
Toujours selon lui, la francophonie est une famille mondiale unie par une langue et pour une langue, dans la paix, la solidarité et la coopération bilatérale. Diplomate de conviction, femme d’État architecte de l’intégration économique et culturelle, Juliana Amato Lumumba a décliné les grands axes de son programme établi sur neuf engagements, dont les rencontres interculturelles, l’intégration économique, le pacte climatique, la transition numérique francophone.
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Elle a déclaré d’emblée qu’au moment où l’horizon du monde s’assombrit, au moment où les certitudes vacillent, où la violence s’inscrit en langage universel, et les fractures entre nations s’élargissent profondément, la Francophonie a plus que jamais le devoir, non pas seulement de parler au monde, mais d’éclairer le monde.
Selon elle, la Francophonie n’est pas seulement un espace, mais une civilisation de solidarité transcontinentale en gestation, une force latente qui cherche son plein accomplissement, une architecture humaine qui est en train de se bâtir à l’échelle des continents où les peuples, au-delà des frontières et histoires, apprennent à faire un destin commun, à relier ce qui est dispersé, à transformer ce qui est encore inachevé.
« La Francophonie n’est pas une opération abstraite, mais une démonstration vivante. La solidarité lorsqu’elle est pensée, organisée et portée ensemble peut devenir une civilisation maîtrisée en ses fins et irrésistible dans son élan », a dit madame Lumumba.
Toujours selon elle, la francophonie doit être un slogan, ni une promesse, mais un levier, une force historique qui agit, produit, unit, protège, relie et inspire. Nous devons nous élever à la hauteur de la francophonie pour en faire une puissance d’espérance, dans l’unité vivante, un destin refondé avec lucidité et audace, une civilisation debout.
Djibril Ndiaye


