Dans le cadre de l’amélioration continue de l’offre de service, la technique d’endoscopie biportale du rachis a été enseignée à Touba, mardi, au centre hospitalier national Matlaboul Fawzeyni. L’atelier a réuni plusieurs neurochirurgiens venus de différents établissements de santé.
L’atelier de formation à l’endoscopie biportale du rachis est le fruit d’une collaboration entre l’hôpital Matlaboul Fawzeyni et une équipe de médecins venant de l’Europe, notamment la France et la Suisse. Selon le directeur général de l’hôpital, c’est une première en Afrique de l’Ouest. Cette technique remplace les interventions à ciel ouvert et permet des abords mini-invasifs, explique le président de la société sénégalaise de neurochirurgie, Momar Codé Bâ.
«Moins de saignement, moins de douleur, un retour à la marche accéléré. Ce sera fait d’une manière ambulatoire, c’est-à-dire, on vous opère le matin, l’après-midi, vous êtes chez vous», a souligné le directeur général, ajoutant que l’objectif est d’élever le niveau des soins dans les hôpitaux, conformément aux directives du président de la République, du Premier ministre et du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique.
Avec cette technique, les patients bénéficient d’une durée d’hospitalisation réduite, d’un risque de complications moindre et peuvent rentrer chez eux rapidement. Le chef du service de neurochirurgie de l’hôpital de Fann de Dakar, Momar Codé Bâ, vante les mérites de cette technique. Selon lui, elle permet de réduire la durée d’hospitalisation, les risques de complication, de morbidité et de mortalité.
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«Un neurochirurgien ne peut pas se permettre de ne pas la pratiquer», souligne-t-il. De ce fait, il estime que l’hôpital est fier d’organiser cet atelier qui s’inscrit dans le calendrier de la société sénégalaise de neurochirurgie.
L’atelier s’est conclu par des indications d’interventions sur trois cas, qui seront réalisées ce mercredi à l’hôpital Matlaboul Fawzeyni. Les médecins français encadreront les chirurgiens locaux lors de ces interventions, qui coûtent autant que les interventions à ciel ouvert, selon M. Sall.
Momar Codé Bâ pense qu’au terme de cet atelier, les participants vont s’efforcer de pérenniser cette technique. Il suggère de continuer à organiser des séminaires de formation, des ateliers et des workshops pour d’autres praticiens du Sénégal et de la sous-région. Dans ce contexte, le directeur de l’hôpital précise que l’objectif est d’ancrer une pratique sûre et reproductible, au service de Touba, du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest.
«L’hôpital Matlaboul Fawzeyni a déjà commandé tout le matériel nécessaire pour routiniser cette pratique à l’ensemble de nos patients qui en ont besoin», a-t-il annoncé.
Birane Diop, Correspondant


