L’Association des journalistes en santé, population et développement (Ajspd) a organisé, hier, à Dakar, en partenariat avec International Budget Partnership (Ibp), un forum communautaire sur la planification familiale. La rencontre a porté sur le thème : « Média et communautés en synergie pour une planification familiale inclusive et éclairée ».
La planification familiale est une priorité pour le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, en particulier pour la Direction de la santé de la mère et de l’enfant.
Consciente de cela, l’Association des journalistes en santé, population et développement (Ajspd) a suscité, hier, un débat autour de cette question en invitant des gynécologues, des sages-femmes d’État, des « badienou gokh » (marraines de quartier), des jeunes, des acteurs communautaires, des hommes des médias, entre autres.
Deux thématiques, en plus du thème central, ont été au menu de cette rencontre. La première a porté sur les bienfaits de la planification familiale. Elle a été présentée par Dr Ndèye Awa Diagne, gynécologue-obstétricienne, cheffe de la Division de la planification familiale à la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (Dsme).
Dans son exposé, elle a informé que la planification familiale contribuait à la diminution de la mortalité maternelle de 17 à 35 %. « Elle sauve la vie des enfants et facilite l’espacement des naissances », a expliqué Dr Diagne. Elle a également souligné que la planification familiale avait contribué à la réduction de la mortalité infantile de 20 à 30 %.
Elle améliore la qualité de vie et le bien-être des couples. Évoquant le taux de prévalence contraceptive estimé à 26,5 %, la gynécologue a indiqué que l’utilisation d’une méthode contraceptive n’est pas dangereuse pour la santé de la femme. Elle a, ainsi, appelé les journalistes spécialisés en santé à davantage sensibiliser la population sur cette question.
Le plaidoyer des journalistes en faveur de la planification familiale peut aider à réduire les grossesses précoces et non désirées. Les acteurs communautaires ont partagé au cours de cette journée leurs expériences avec les journalistes en insistant sur la nécessité de renforcer la sensibilisation pour booster le taux de prévalence contraceptive.
La deuxième thématique a porté sur « les méthodes de la planification familiale, leur appropriation chez les femmes et les effets secondaires ». Elle a été développée par Sina Diop, sage-femme d’État.
Selon elle, la planification familiale regroupe l’ensemble des méthodes qui permettent aux femmes et aux couples de décider du nombre d’enfants et du moment de leur naissance.
La sage-femme a évoqué les méthodes modernes les plus utilisées par les femmes : pilules, injectables, implants… Ensuite, celles dites « méthodes barrières », comme les préservatifs masculins et féminins. Il y a aussi le Dispositif intra-utérin (Diu), très prisé par les femmes.« Certaines femmes se contentent des méthodes naturelles », a-t-elle souligné.
Samba DIAMANKA

