À l’occasion de la Fête du Travail décalée, la section Soleil de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) et le Syndicat des travailleurs libres du Soleil (Stls) se sont réunis, le 12 juin 2026, au siège de l’entreprise. Le thème a porté sur :« Face aux difficultés des entreprises de presse sénégalaises : quelles adaptations pour le quotidien Le Soleil ? ».
Le siège de la Sspp Le Soleil a vibré, le vendredi 12 juin 2026, au rythme de la fête du travail initiée par la section Soleil de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) et le Syndicat des travailleurs libres du Soleil (Stls). La rencontre a porté sur le thème : « Face aux difficultés des entreprises de presse sénégalaises : quelles adaptations pour le quotidien Le Soleil ? ». Lors de cette cérémonie, les travailleurs ont transmis leurs doléances au directeur général du Soleil, Lamine Niang, dans l’optique d’une meilleure prise en charge de leurs préoccupations. En outre, les représentants des différents syndicats ont exhorté la direction générale à mettre le focus sur la prise en charge des préoccupations des travailleurs. Listant leurs principales revendications, ils ont insisté sur une meilleure prise en charge des requêtes émises afin de placer les travailleurs dans de très bonnes conditions.
À en croire, Moustapha Lo, secrétaire général du Stls, la valorisation du service rendu par les travailleurs demeure un socle solide qui permettra de contribuer à la production de résultats probants. Face à la profonde mutation du secteur médiatique, la direction générale est appelée à prendre les devants pour s’adapter à cette nouvelle donne et à trouver des voies alternatives face aux nombreux défis persistants. Ainsi, ils ont lancé un appel aux autorités étatiques pour l’augmentation de la rémunération du service public de l’information ainsi que pour le financement du Plan stratégique de développement (Psd) de l’entreprise, afin que des projets phares puissent être réalisés.
Ibrahima Ba, coordonnateur du collège des délégués, a réaffirmé l’engagement des organisations syndicales à œuvrer sans relâche pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. Il a exhorté la direction générale à se pencher, entre autres doléances, sur la question de la régularisation des prestataires. Il a aussi insisté sur le respect des acquis du personnel qui est, a-t-il souligné, « un point fondamental pour une paix sociale durable dans l’entreprise ».
« Aujourd’hui, on nous parle beaucoup de rationalisation et nous ne sommes pas contre. Elle peut être une nécessité. Nous sommes prêts à l’accepter à condition qu’elle soit appliquée avec équité dans toutes les entités de l’entreprise, sans exception. Néanmoins, la rémunération du service public doit être revue à la hausse pour permettre au Soleil d’avoir les moyens de sa politique », a-t-il insisté. Dans ce cadre, il a appelé les autorités étatiques à accompagner davantage Le Soleil à la hauteur du travail accompli à l’endroit du public.
Transformation numérique
Lamine Niang, le directeur général du Soleil, a exprimé son satisfécit concernant la préservation et le maintien de la paix sociale dans l’entreprise. Ainsi, il a invité les travailleurs à pérenniser ce climat de confiance au grand bénéfice de la société. « Tout ce que nous avons réussi ces derniers temps est dû au climat social apaisé. Comme je l’ai toujours dit, je mettrai l’humain au centre de mon action. Malgré toutes les performances que nous avons réalisées, je reconnais que les défis sont nombreux », a-t-il fait savoir. À ses yeux, beaucoup de problèmes qui concernent l’entreprise ont été identifiés. Poursuivant, il a ajouté que l’objectif est de trouver les solutions idoines pour satisfaire les autres doléances des travailleurs.
De son côté, Abdou Aziz Camara, panéliste et représentant de la Cnts, a souligné que la Journée internationale du travail offre une occasion privilégiée de réfléchir sur les mutations professionnelles, les défis et les solutions collectives pour préserver l’emploi et l’outil de production. Abordant la crise des médias, il a précisé que Le Soleil fait face à des enjeux majeurs : « un modèle économique vieillissant, l’urgence de la transformation numérique, le renouvellement des compétences et la modernisation des équipements ». Selon lui, « cette crise ne constitue pas une fatalité, mais une opportunité de transformation ». L’enjeu pour Le Soleil reste de réussir cette mutation profonde sans jamais renier sa mission première d’information d’intérêt public.
Bada MBATHIE

