Pour transformer les décisions globales en réalités régionales, Onu Femmes a réuni, jeudi, à Dakar, les organisations de la société civile afin d’accélérer la mise en œuvre des recommandations de la 70e session de la Commission sur la condition de la femme (CSW70) en faveur des droits des femmes et des filles.
Les droits des femmes ne cessent d’être remis en cause de manière croissante à l’échelle mondiale. Fort de ce constat, le Bureau régional d’Onu Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre souhaite que les recommandations issues de la 70e session de la Commission sur la condition de la femme (Csw 70) tenue à New York en mars dernier soient appliquées. À cet effet, l’organisme onusien, en partenariat avec le Women in law and development in Africa-Afrique de l’Ouest (Wildaf – AO) a organisé, hier, à Dakar, un Forum régional de levée d’Amitié Post-Csw70.
Selon Mireille Kamitatu, directrice régionale adjointe d’Onu Femmes, la commission a abouti à un certain nombre de priorités autour de l’accès des femmes à la justice, sur les questions de financement, du numérique et comment l’intelligence artificielle affecte les droits des femmes et des filles. C’est pourquoi, explique-t-elle, après les gouvernants, Onu Femmes a impliqué la société civile « pour créer un mouvement fédérateur qui optimise et accélère la mise en œuvre de ces recommandations ». Pour Dr Maxime Houinato, directeur régional, « les entités locales et les organisations de la société civile sont le maillon essentiel pour combler le fossé entre les décisions globales et les réalités communautaires ». Ainsi, il a insisté sur « la nécessité de concevoir des solutions numériques inclusives qui intègrent les femmes rurales, les personnes vivant avec un handicap et les secteurs fragiles, sous peine de renforcer les inégalités existantes ».
La Coordinatrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest de Wildaf – Ao, Antoinette Bocou a plaidé pour la démultiplication de l’impact des réformes juridiques. Elle préconise « une synergie renforcée avec les médias pour déconstruire les stéréotypes, avec le monde académique pour produire des données fiables, le secteur privé pour investir dans l’autonomisation économique, et les partenaires financiers pour garantir des financements durables ».
Fatou SY


