En tournée à Saint-Louis, jeudi 22 octobre, le directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser), Pape Momar Ngom a visité les installations solaires de Bouh Minguene et de Khelcom Diaw, dans la commune de Gandon. L’objectif est d’évaluer ces équipements et de renforcer les solutions d’accès à l’électricité dans les villages enclavés, en vue de l’électrification universelle à l’horizon 2029
Nommé le 1er octobre dernier, le nouveau directeur général de l’Aser a entamé sa tournée nationale par la région de Saint-Louis. Accompagné de représentants de Compagnie marroco-sénégalaise d’électricité (Comasel) concessionnaire de la zone, il a rencontré les populations pour recueillir leurs appréciations sur les installations solaires mises en place et identifier les difficultés rencontrées. Pape Momar Ngom a notamment salué l’intérêt des kits solaires individuels pour les localités où l’habitat est dispersé et où le raccordement au réseau électrique classique est coûteux. « Nous avons décidé de visiter ces installations pour voir comment démultiplier cette solution dans d’autres localités qui présentent des configurations similaires », a-t-il expliqué. Pour atteindre l’accès universel à l’électricité avant 2029, l’Aser prévoit trois approches notamment l’extension du réseau existant pour les villages proches des lignes électriques, la construction de centrales solaires avec un réseau de distribution pour les localités plus importantes et l’installation de kits individuels dans les villages les plus dispersés.
6 471 villages encore à électrifier et 400 milliards recherchés
Ces équipements permettent notamment l’éclairage, la ventilation et l’utilisation de téléviseurs et de réfrigérateurs. Ils peuvent également améliorer les conditions d’apprentissage des élèves et faciliter la conservation des médicaments dans les structures sanitaires adaptées. « Les Sénégalais, où qu’ils se trouvent, ont droit à l’électricité », a affirmé le directeur général. Selon Pape Momar Ngom, 6 471 villages restent à couvrir dans le cadre des efforts engagés. Les besoins de financement sont estimés à 400 milliards de FCfa, en complément des projets en cours. Une table ronde avec les bailleurs a permis selon lui, de recueillir plus de 800 milliards de FCfa de promesses de financement, dont les conditions doivent encore être examinées. La tournée a également été marquée par une rencontre avec le préfet de Saint-Louis. Le directeur général a insisté sur la nécessité d’associer les autorités administratives à la mise en œuvre des programmes. « On ne peut pas faire des programmes de l’État sans passer par les autorités administratives », a-t-il souligné, rappelant que l’électricité constitue un service social de base essentiel à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales.
Jeanne SAGNA (Correspondante)


