Après la mort de plusieurs animaux de grande valeur dans le quartier Djéfaye, les éleveurs dénoncent un danger qui menace désormais autant leur cheptel que les habitants.
ZIGUINCHOR – Le danger n’a pas frappé un être humain cette fois-ci. Cependant, il a laissé derrière lui un lourd préjudice et ravivé les inquiétudes. À Djéfaye, un quartier situé non loin du stade Aline Sitoé Diatta, dans la commune de Ziguinchor, un poste électrique à haute tension est au cœur d’un incident qui a coûté la vie à plusieurs têtes de bétail en l’espace de deux jours, entre mercredi et jeudi 06 août.
Selon des témoignages recueillis, c’est une chèvre qui a été électrocutée en premier. Le lendemain, vers 17 heures, un taureau de race Holstein et une vache gestante appartenant à un membre de la Coopérative des Éleveurs du Sud ont subi le même sort. Les pertes sont considérables, avec un préjudice évalué entre trois et quatre millions F Cfa.
Pour Moussa Sané, président de la Coopérative des éleveurs du Sud, le problème dépasse largement les pertes économiques. « Les animaux peuvent être remplacés. Mais si rien n’est fait, ce sont des vies humaines qui risquent d’être emportées. Chaque jour, cette zone est traversée par des piétons, des jeunes qui se rendent au stade et de nombreux véhicules », fustige-t-il.
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Face à cette situation, les éleveurs exhortent la Senelec à intervenir rapidement. « Nous demandons une vérification complète des installations et leur sécurisation, avant, pendant et après l’hivernage, afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise », plaide Moussa Sané.
Cet incident survient alors que la Coopérative des éleveurs du Sud multiplie les initiatives pour développer la filière, à travers des campagnes de vaccination du cheptel et un projet d’aménagement du site de Djifanghor. Ses responsables estiment toutefois que les éleveurs du Sud restent insuffisamment soutenus.
Ils appellent l’État à renforcer son accompagnement financier et structurel afin de protéger les investissements, stimuler la production locale et réduire la dépendance aux importations de bétail, particulièrement à l’approche des grandes fêtes religieuses comme la Tabaski.
Gaustin DIATTA (Correspondant)


