Quarante minutes de jeu, quatre quarts-temps… et pas le moindre dunk. Si ce geste spectaculaire est devenu une habitude chez les hommes, il reste une exception rare dans le basket féminin. Mais pourquoi les joueuses s’en privent-elles, ou ne le font-elles que très rarement ?
Le slam dunk ou smash, plus couramment appelé dunk, est une action au basketball qui consiste à marquer en projetant le ballon directement dans l’arceau, à une ou deux mains.
Certains férus de basket peuvent se demander pourquoi les joueuses ne dunkent pas ou du moins, pas souvent. Pourtant, la hauteur du panier reste la même pour les hommes et pour les femmes : 3,05 mètres.
Il arrive régulièrement en match qu’une joueuse intercepte le ballon, parte seule en contre-attaque vers le panier adverse et marque calmement par un lay-up ou un double pas. Un joueur masculin, de son côté, raterait rarement l’occasion d’inscrire deux points spectaculaires en écrasant un gros dunk pour offrir un show aux supporters et spectateurs.
Le dunk est une habitude chez les hommes, mais une exception chez les femmes. Le 30 juillet 2002, Lisa Leslie, l’une des légendes du basket féminin, est devenue la première femme à réussir un dunk en WNBA (Women’s National Basketball Association).
Selon Mouhamed Sène, entraîneur de l’équipe nationale masculine de basketball U18 : « Même si la nouvelle génération de basketteuses s’amuse à dunker, cela demeure toujours moins fréquent que chez les garçons, où l’on en voit tous les jours en match. »
Pour lui, cette différence est principalement liée à «l’aspect physique et athlétique». Il explique que « la masse musculaire, la taille moyenne et la puissance d’impulsion font que les femmes dunkent plus rarement.»
Réussir un dunk exige en effet un ensemble de qualités athlétiques spécifiques ainsi qu’un entraînement ciblé et répété.
Quoi qu’il en soit les amateurs du basket aimeraient bien assister à un match où les dames se donneraient le cœur joie de dunker.
Fatou NGOM (Stagiaire)


