La finale de la compétition Kalama s’est déroulée ce jeudi 5 septembre au théâtre national Daniel Sorano. Au terme de la soirée, Sandrine Zohou, 28 ans, Togolaise, résidant en France s’est illustrée en remportant la médaille d’or.
La finale proposée par l’agence française de développement (AFD) et Eloquentia avait pour thème « la parole, discipline olympique « . Le projet « La parole, discipline olympique » a pour objectif de former 10 jeunes à porter le message de la solidarité internationale.
Les jeux olympiques de la jeunesse ne sont pas seulement qu’un évènement sportif, c’est aussi un espace d’expression unique où la jeunesse du Sénégal, de la France se rassemble pour porter haut les valeurs de solidarité internationale. C’est ce qu’a compris l’AFD et Eloquentia. Derrière cette soirée se cache une longue sélection. Ils étaient 100 sur la ligne de départ. 50 ont atteint l’étape de la demi-finale. Finalement, ils ne sont plus que 10 à avoir monté la scène du théâtre Sorano.
La compétition s’est articulée autour de 5 duels intenses fonctionnant sur le principe du « POUR » ou du « CONTRE ». Les participants ont dû croiser le fer sur des sujets percutants et ancrés dans l’actualité sportive et sociétale sur un chrono entre 5 et 7mns30 : Le sport est-il apolitique ? Faux départ ? Les anneaux ont-ils perdu leurs valeurs ? ? Faut-il enjamber tous les obstacles ? S’engager c’est porter un poids ?
Au terme d’une rude bataille d’éloquence Sandrine Zohou, 28 ans, Togolaise, résidant en France qui était « pour », « faux départ » s’est illustrée en remportant à la médaille d’or.
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Elle est suivie par le sénégalais Youssoupha Gueye, Alice Perdriel Vaissière, la benjamine (18 ans) de cette finale occupe la troisième place. Irene Mendy, étudiante en journalisme et l’une des candidates du Sénégal n’a pas pu se retrouver sur le podium mais remporte quand même une médaille olympique et repart avec une expérience enrichissante.
Ces finalistes représentent un pont entre les cultures : ils sont 5 jeunes vivant en France et 5 jeunes vivant au Sénégal, âgés de 18 à 28 ans. Ne se connaissant pas il y a encore quelques mois, ils se sont entraînés comme des athlètes pour porter leur voix ensemble. Leurs efforts visaient un seul but : convaincre.
Pour Stéphanie Beney, responsable de projet, partenariat avec les organisations de la société civile à l’AFD : « L’AFD est particulièrement engagée au côté du Sénégal dans le cadre des Jeux Olympiques de la Jeunesse à Dakar.
Cet engagement s’inscrit dans une coopération plus large entre la France et le Sénégal, portée notamment par le ministère des Affaires étrangères, et l’ambassade de France au Sénégal. L’AFD accompagne également des initiatives d’éducation à la citoyenneté et c’est très important pour nous pour permettre aux jeunes de mieux comprendre le monde et de s’y engager. »
De son côté, Laurane Bourgoint, Directrice générale Eloquentia affirme que ces 10 finalistes ne sont pas seulement « des lauréats d’un concours, ils sont désormais des ambassadeurs, des ambassadeurs de jeunesse pour pouvoir s’engager, qui ont des choses à dire et qui entendent bien toute sa place dans les grands rendez-vous de monde. Et je crois que finalement, c’est ça notre plus grande réussite. »
Fatou NGOM


