Le Saly Beach West accueille les 7 et 8 novembre les premiers combats de lutte de plage de l’histoire olympique dans le cadre des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 qui se tiennent du 31 octobre au 13 novembre 2026. Huit jeunes Sénégalais y défendront les couleurs du pays, dans une discipline qui résonne avec l’une des plus grandes traditions sportives nationales.
C’est un moment que l’histoire retiendra. Ce samedi 7 et ce dimanche 8 novembre, la lutte de plage fait ses débuts dans un événement olympique, à l’occasion des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. Le sable de Saly Beach West, où se sont tenues les épreuves de beach-volley, devient pour ces deux jours le théâtre de cette première.
Au total, 96 athlètes issus de 52 Comités Nationaux Olympiques sont attendus pour disputer les huit épreuves au programme. Dans un pays où la lutte dépasse le cadre du sport pour s’imposer comme une institution culturelle, difficile d’imaginer terre d’accueil plus symbolique.
Un héritage commun avec la lutte traditionnelle sénégalaise
Même si la lutte de plage a ses propres règles, distinctes de celles de la lutte traditionnelle sénégalaise. Les deux disciplines partagent pourtant le même socle : la force, l’adresse et le courage. Pour les jeunes lutteurs sénégalais, l’enjeu dépasse donc la simple quête d’une médaille : il s’agit de porter, devant le monde, un héritage qui fait partie de l’identité nationale.
D’ailleurs, du côté du staff technique sénégalais, les ambitions sont clairement affichées et par rapport à l’encadrement, la confiance est de mise. Après les Championnats du monde disputés en août à Bakou, en Azerbaïdjan, Sitor Ndour, membre du staff technique sénégalais, a assuré que le Sénégal avait « des chances de médailles en lutte de plage ».
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Pour préparer l’échéance, les jeunes athlètes ont pu s’appuyer sur l’expérience d’anciens champions, parmi lesquels Isabelle Sambou, qui a représenté le Sénégal aux Jeux olympiques de Londres 2012 et de Rio 2016.
Il faut relever que la présence de cette pionnière donne une dimension supplémentaire à la compétition. Ces JOJ sont aussi l’occasion de faire évoluer les regards sur une discipline longtemps associée aux hommes. Le choix de la délégation sénégalaise est à cet égard éloquent. Il s’agit de la lutteuse Ndeye Khady Anna Diatta, 17 ans, qui a été désignée porte-drapeau du Sénégal pour ces Jeux.
Huit lutteurs, huit catégories pour défendre les couleurs nationales
Pour cette première, le Sénégal est représenté dans chacune des huit catégories de poids. Chez les filles, il y a Ndeye Khady Anna Diatta (45 kg), Elisabeth Diatta (55 kg), Mery Manga (65 kg) et Elisabeth Ebedo Diatta (75 kg).
Chez les garçons, le Sénégal est représenté par les lutteurs tels que Babacar Mbaye (60 kg), Ibrahima Sarr (70 kg), Maguette Diop (80 kg) et Ablaye Diouf (90 kg).
Mariama DIEME

