Anticipant une décision controversée du Jury d’appel, la Fédération sénégalaise de football (Fsf) s’est préparée très tôt à une riposte devant le Tribunal arbitral du sport (Tas). Un mémoire d’appel, déjà rédigé, est prêt à être déposé auprès de cette juridiction basée à Lausanne, en Suisse. Ce document de 17 pages expose de manière structurée les arguments de la Fsf.
Il revient notamment sur plusieurs éléments clés : le comportement des officiels et des supporters marocains, l’incident survenu dans le temps additionnel (90e+), le retour des joueurs sénégalais sur la pelouse, ainsi que la procédure disciplinaire interne à la Caf. Sur le plan juridique, la Fsf soulève plusieurs moyens essentiels : l’inapplicabilité de l’article 84, en l’absence d’abandon du match ; la violation de l’autorité de l’arbitre, telle que définie par la Loi 5 des Lois du Jeu de l’Ifab ; ainsi que l’atteinte au principe fondamental de sécurité des résultats.
Dans son mémoire, la Fsf insiste sur un point central : à aucun moment l’arbitre n’a sifflé la fin définitive de la rencontre ni prononcé son interruption irrévocable. Bien au contraire, exerçant pleinement l’autorité que lui confère la Loi 5, il a demandé aux joueurs sénégalais de regagner le terrain. Ces derniers ont obtempéré dans les délais impartis, reprenant leur position conformément aux instructions arbitrales. Le match a alors repris son cours normal, jusqu’à son terme, incluant les prolongations. Le penalty marocain a finalement été manqué, et la rencontre s’est conclue sur une victoire du Sénégal (1-0 après prolongation). Ce résultat a été officiellement validé par l’arbitre, M. Ndala, à travers le coup de sifflet final et la signature du rapport de match. En autorisant la reprise du jeu, en laissant se dérouler les prolongations et en homologuant le score final, l’arbitre a exercé pleinement son autorité exclusive et définitive sur le déroulement et l’issue de la rencontre.
Elh. I. THIAM

