El Hadj Malick Sy, est un refuge, un arbre majestueux, si grand, si ombrageux, attirant par sa beauté, sa sagesse, ses vertus, qu’on est saisi d’une envie irrépressible, d’aller se blottir dans le feuillage. Ce qui fait penser à un démuni, à un orphelin qui cherche abri et tendresse.
A peine installé, une autre couche de bonheur, au-delà du réel et de l’abondant feuillage, tombe. Ce sont des fruits qui pendent et du lait de l’arbre qui suinte et dans mon imaginaire, un avant goût des breuvages paradisiaques.
Mais encore, je ressens dans mon immersion, dans ce sanctuaire d’apesanteur, des évasions idylliques, de bonnes cuvées de paix, substrat d’un monde heureux.
Je suis ainsi en béatitude, lové dans un monde de lumières, de pureté, d’ingrédients, si précieux, consubstantielles à la beauté, à la poésie.
El Hadj Malick Sy, est une agape à chaque jour, au goût de toujours, inimitable, éternel.
Mais encore, il est un amour, une force de la nature, aimante, irrésistible.
L’homme au pare-soleil, au front lumineux, est beau à tous points de vue, captivant, fascinant par le halo de lumière divine autour de lui. Un signe des hommes connectés avec le Seigneur, avec un éclat aussi éblouissant que la veille. Lequel, éclaire les égarés de ma trempe. Il est la cloche du berger.
Le chemin est si sûr à ses côtés, Maodo, est ce guide, ce guetteur avisé sur le faîte de nombreux monticules. C’est pour mieux voir sa famille pour lui indiquer la voie.
Maodo n’a comme muse, que la Perle de la Perfection, Seydina Muhammad psl, étant son ombre, faisant corps de manière absolue avec la sunna, son viatique avant de suivre l’autre référence, gardien du legs, son Maître, dépositaire de la tarikha Tijania, Seydina Aboul Abass Ahmed Tijani.
Maodo a trouvé dans cette voie, son bonheur, son graal en tant que disciple, modèle puis en missionnaire, choisi avant l’heure pour perpétuer l’héritage.
Mais comment transmettre la quintessence du Livre saint, le message divin, celui de la Tarikha avec autant de valeurs, d’intégrité, d’authenticité, de pureté, qui plus est, avec une dimension littéraire à nulle autre pareille ?
C’est le côté providentiel, la baraka, l’aspect ésotérique, le caractère exceptionnel de certaines créatures, que Dieu inspire, a choisies comme soldats au front.
Maodo avait le charisme littéraire, la hauteur intellectuelle des grands de ce monde. Sa spiritualité avait un socle et c’était son immense culture reconnue, son statut d’intellectuel hors pair, ainsi qu’il est décrit dans les archives nationales.
Maodo est l’unique relais appointé de la Tijania transmis par Cheikh Oumar Foutiyou.
Je m’en vais aussi, vous dire que Maodo, cache Seydi El Hadj Malicky Sy, si ce n’est vice-versa.
Peu importe l’aspect fusionnel, nous avons ce binôme indissociable Maodo-Malick, qui nous fait voyager dans le temps et dans l’espace, qui nous fait frémir avec un bonheur ineffable à chaque zikr, à chaque psalmodie de la Salatoul Fatihi et de la Djawharatoul Kamal.
Je ne me dessaoulerai jamais de Khilassou Zahab encore moins de Mimiya, de ce nectar, de cette grâce qui court dans mes veines.
Je serai jusqu’à la fin des temps à l’ombre du Grand, de si cher Maodo, et pour l’éternité, par la grâce du seigneur, en altitude spirituelle.
El Hadj Ndary GUEYE
Journaliste-consultant-essayiste
Discipline de Maodo


