« Pendant longtemps, lorsque l’on parlait d’exonération, on pensait qu’elle ne profitait qu’aux plus riches. Cette décision d’exonérer définitivement les équipements agricoles constitue une aubaine pour les producteurs et les transformateurs. Elle peut encourager davantage d’acteurs à investir dans des équipements modernes et contribuer à améliorer les performances du secteur agricole ». C’est la conviction de Gnima Diaïté, présidente de l’Interprofession maïs.
Cependant, dit-elle, « cette mesure doit être largement diffusée afin que tous les agriculteurs soient informés. Il est indispensable de mener une vaste campagne de sensibilisation auprès des acteurs du monde agricole. Beaucoup ignorent les nouvelles dispositions et risquent de ne pas en bénéficier ».
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À ses yeux, les transformateurs sont également concernés. « Il arrive souvent que l’on recherche un équipement spécifique et qu’on nous réponde qu’il n’est plus disponible. Jusqu’à présent, nous étions dépendants des importateurs, qui vendaient parfois ces matériels à des prix très élevés. Les coûts étaient exorbitants et, sur le terrain, nous ne ressentions pas réellement les effets des exonérations annoncées », confie Gnima Diaïté.
Pour une meilleure prise en charge des préoccupations des acteurs, Mme Diaïté plaide pour une meilleure représentation des acteurs agricoles dans les instances de l’Apix.
« Nous souhaitons avoir notre mot dans de pareilles décisions. Cela permettrait de mieux prendre en compte les préoccupations des professionnels du secteur agricole », défend la présidente de l’Interprofession maïs.
« Il est important que nos besoins soient écoutés et intégrés dans les politiques publiques. Cette réforme est une excellente initiative, mais elle ne produira pleinement ses effets que si les acteurs sont bien informés et accompagnés. Il est évident que tout le monde ne pourra pas en profiter immédiatement, mais plus la mesure sera connue et accessible, plus elle contribuera à moderniser l’agriculture sénégalaise », ajoute-t-elle.
Par O.FEDIOR

