Le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) a engagé, hier, une mission d’évaluation du corridor Dakar-Bamako pour identifier les contraintes qui ralentissent l’acheminement des marchandises vers le Mali. Conduite notamment par Daouda Singuy Sarr, directeur de la promotion et de l’assistance aux chargeurs du Cosec, la délégation s’est rendue à Kédougou avant de poursuivre sa mission vers Mousala, l’un des points critiques de cet axe stratégique.
Cette mission fait suite aux préoccupations des acteurs du transport et du commerce. Elle vise à dresser un état des lieux des difficultés rencontrées par les transporteurs, chargeurs et transitaires, à vérifier les mesures déjà prises par les autorités et à formuler des recommandations pour améliorer la fluidité du corridor.
À Kédougou, la délégation a rencontré le gouverneur de la région afin de recueillir ses orientations, avant de se rendre à Mousala pour constater les conditions de circulation. L’importante file de camions immobilisés sur plusieurs kilomètres figure parmi les principales difficultés observées.
« Nous partons sur le terrain pour vérifier la situation, faire un état des lieux et essayer ensuite de trouver des solutions », a indiqué Daouda Singuy Sarr. Il précise que les mesures déjà prises seront évaluées afin d’identifier les difficultés nécessitant l’intervention des hautes autorités.
La mission associe également des représentants maliens, dans une démarche concertée. Seydi Diallo, représentant du Conseil malien des chargeurs au Sénégal, insiste sur la nécessité d’éviter les immobilisations prolongées. « Nous cherchons à ce que les camions quittent facilement et arrivent facilement au Mali », souligne-t-il.
Pour le Cosec, la fluidité du corridor constitue également un enjeu pour la compétitivité du port de Dakar. Les blocages et retards perturbent les opérations portuaires et l’ensemble de la chaîne logistique. La mission doit ainsi déboucher sur un rapport et des recommandations aux autorités sénégalaises et maliennes, afin de lever durablement les goulots d’étranglement et renforcer l’efficacité du corridor Dakar-Bamako.
Amadou DIOP (Correspondant)


