En prélude au Forum africain sur l’économie sociale et solidaire (Foraess), prévu dans la capitale sénégalaise du 7 au 9 juillet 2026, les femmes comptent consolider leurs acquis et jouer pleinement leur partition dans la dynamique d’autonomisation et de reconnaissance dans le tissu microéconomique et solidaire du Sénégal.
Dans son adresse à leur endroit, le ministre de la Microfinance et de l’économie sociale et solidaire, Dr Alioune Dione, a dit son bonheur d’ouvrir ce préforum des femmes. Selon lui, le « visage des femmes » ne pouvait pas manquer dans ce forum, vu le rôle central que jouent les femmes dans le développement de l’Afrique.
Selon le ministre, ses « chères sœurs » sont les premiers piliers de la solidarité par les activités qu’elles mènent dans les mutuelles, les tontines, les coopératives, les groupements de groupements de production, les Coopératives productives solidaires (CPS). Dr Alioune Dione, les a exhortées à s’organiser davantage pour sauvegarder ce qui n’est plus, pour elles, un simple concept, mais un quotidien.
« Depuis avril 2024, notre département a mis en place divers instruments pour financer les projets portés par des femmes. L’objectif est de rendre les crédits beaucoup plus accessibles et adaptés aux conditions économiques et financières des femmes », a rappelé le ministre. Dr Alioune Dione a par ailleurs réitéré sa conviction selon laquelle une économie ne peut être inclusive, durable et résiliente que quand elle place l’humain avant le profit et les femmes devant, en tant que véritables actrices de la production locale et solidaire.
« Nous avons engagé un processus qui peut se résumer en quatre étapes essentielles : structurer, former, financer et valoriser les Cps portées par les femmes, à travers leur capacitation et le renforcement des mécanismes de levées de fonds », a ajouté le ministre de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire. Il leur a rappelé leur statut, non pas seulement de bénéficiaires, mais plutôt d’actrices, de décideuses, de transformatrices sociales, nécessaire à la construction de l’Afrique que nous voulons.
Djibril Ndiaye


