Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikh Oumar Ba, a annoncé, ce vendredi à Tivaouane, l’achat de 500 mini-tracteurs et de 500 motoculteurs, dans un délai très court, pour le renouvellement du matériel agricole. Le ministre s’exprimait lors d’une visite effectuée en prélude à la campagne agricole 2026.
Les modalités de cession de ces engins agricoles sont en cours d’étude, a précisé le ministre. Par ailleurs, Dr Cheikh Oumar Ba a fait état d’une collaboration avec les artisans locaux pour la réparation du matériel détérioré. Tout cela, a-t-il estimé, vise à accélérer la mise en œuvre des politiques publiques au niveau local.
Le ministre et sa délégation ont visité le magasin de stockage des semences d’arachide et des engrais de Tivaouane qui, cette année, dispose d’un quota de 100 tonnes de semences d’arachide et de 80 tonnes d’engrais. La distribution des semences d’arachide a démarré, mais seulement 15 % du stock a été cédé. Un niveau jugé très faible, amenant le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage à inviter la commission à accélérer le rythme de cession des semences.
Compte tenu de la situation pluviométrique, marquée par des stress hydriques annoncés, le ministre a indiqué que des spéculations comme le maïs et le niébé, mieux adaptées à ces conditions, seront privilégiées afin d’optimiser les efforts consentis par l’État pour contribuer au développement des localités.
Abordant la digitalisation du système agricole, Dr Cheikh Oumar Ba s’est réjoui du choix porté sur Tivaouane et Nioro pour la phase pilote. À l’en croire, la digitalisation est un outil qui renforcera la transparence, la traçabilité des actions menées par l’État dans le secteur agricole ainsi que l’obligation de rendre compte, une fois le dispositif généralisé.
S’exprimant au nom des opérateurs semenciers, Modou Fall a réitéré leur entière disponibilité à collaborer avec l’État. Cependant, il a invité l’État à redoubler d’efforts pour apurer la dette due aux opérateurs semenciers.
Les femmes, qui bénéficient d’un quota de 20 % des semences allouées au département de Tivaouane, ont sollicité une augmentation de leur part, qu’elles jugent devenue insuffisante pour répondre aux besoins des paysannes. Selon Bineta Camara, leur porte-parole, leur principal problème demeure l’accès à la terre.
Ibrahima NDIAYE
Correspondant


