Les premiers résultats du baccalauréat général 2026 dessinent les grandes tendances de cette session. Les statistiques provisoires publiées par l’Office du Baccalauréat font état d’un taux de réussite de 26,45 % au premier tour. Les séries scientifiques confirment leur domination, les filles poursuivent leur progression et d’importants écarts subsistent entre les académies, tandis que plus de 55.000 candidats restent en lice pour le second groupe.
Sur les 177.443 candidats inscrits, 172.460 ont effectivement composé. Parmi eux, 45.614 ont été admis d’emblée, soit un taux provisoire de réussite de 26,45 %. Les 55.135 candidats déclarés admissibles tenteront de décrocher leur diplôme lors des épreuves orales du second groupe, dont les résultats influencent traditionnellement le taux définitif de réussite.
Parmi les admis, 12.130 ont obtenu une mention, soit plus d’un quart des nouveaux bacheliers. Dans le détail, 265 candidats ont décroché la mention « Très Bien », 1.323 la mention « Bien », 3.936 la mention « Assez Bien » et 6.606 la mention « Passable ». Malgré un taux de réussite relativement faible, ces résultats témoignent de la présence de nombreux profils d’excellence à travers le pays.
Les candidates confirment leur avance. Elles représentent 26.157 des 45.614 admis, soit 57,3 % des nouveaux bacheliers, contre 19.457 garçons (42,7 %). Leur taux de réussite atteint 26,28 %, contre 24,97 % chez les garçons, prolongeant une tendance observée depuis plusieurs années.
Dakar en tête des académies
Les écarts entre académies demeurent marqués. Avec un taux de réussite de 40,30 %, Dakar domine largement le classement national avec 5.850 admis sur 14.515 candidats présents. Elle est suivie de Diourbel (30,85 %), Louga (30,29 %), Rufisque (29,74 %) et Kédougou (29,08 %).
Pikine-Guédiawaye (28,32 %) et Thiès (26,54 %) se situent autour ou au-dessus de la moyenne nationale. Plus bas figurent Matam (24,66 %), Fatick (23,91 %), Saint-Louis (23,75 %) et Kaolack (22,57 %). Tambacounda (20,14 %), Kaffrine (19,21 %), Kolda (18,92 %), Ziguinchor (18,08 %) et Sédhiou (17,94 %) ferment le classement, illustrant les disparités persistantes entre les différentes académies.
Comme lors des précédentes sessions, les séries scientifiques enregistrent les meilleurs résultats. Les séries S1A et L1B affichent chacune 100 % de réussite, avec des effectifs toutefois très réduits. La série S1 réalise 89,26 % de réussite, devant S3 (72,83 %), S2A (67,16 %), S4 (56,52 %) et S5 (46,51 %).
La série S2, la plus importante des filières scientifiques avec plus de 26.000 candidats, enregistre 11.902 admis sur 25.820 présents, soit un taux de réussite de 46,10 %, près du double de la moyenne nationale.
À l’inverse, les séries littéraires continuent de tirer les résultats vers le bas. La série L-AR affiche un taux de réussite de 36,85 %, devant la série LA (32,03 %). La série L2, qui concentre à elle seule près de 100.000 candidats, enregistre un taux de 23,56 %, avec 22.822 admis. La série L1 obtient, quant à elle, 17,43 % de réussite, soit le plus faible taux parmi les principales filières.
Ces résultats constituent une première photographie de la session 2026. Avec plus de 55.000 candidats attendus au second groupe, le taux définitif de réussite devrait encore évoluer. Ils confirment néanmoins plusieurs tendances lourdes : les bonnes performances des séries scientifiques, la progression constante des filles, la domination de l’académie de Dakar et la persistance de fortes disparités territoriales.
Daouda DIOUF


