Portée par une vision humaniste et panafricaine, l’organisation Blue Hope Humanity ambitionne de faire de l’accès à l’eau potable, de l’éducation et de la justice sociale des leviers de transformation durable. À travers des projets mêlant action humanitaire, environnement et leadership des jeunes, son président et cofondateur, Mouhamed Zamal Gueye, entend mobiliser une nouvelle génération autour d’un idéal : « faire humanité ensemble ».
Originaire de Thiès et actuellement doctorant en économie en Angleterre, Mouhamed Zamal Gueye revendique un parcours à la croisée de la recherche, de la finance, du leadership et de l’art. Ancien Directeur administratif et financier de Air Hygiene, il est également écrivain et lauréat du Prix international de poésie sur la paix 2025.
Selon lui, Blue Hope Humanity est née d’une conviction simple : « le leadership n’a de sens que lorsqu’il est mis au service de l’humain ». L’organisation s’inspire ainsi de la philosophie africaine de l’Ubuntu, popularisée par le professeur Souleymane Bachir Diagne, avec pour ambition de « placer l’humain au cœur de toute action ».

L’association concentre ses actions autour de plusieurs axes : promotion de la paix, accès à l’eau potable, lutte contre les inégalités sociales, protection de l’environnement et accompagnement de la jeunesse. « Nous ne voulons pas faire de la charité. Nous voulons construire ensemble, avec les communautés, pas à leur place », insiste Mouhamed Zamal Gueye.
Pour justifier ces priorités, il rappelle l’ampleur des défis auxquels fait face le continent africain. « Près de 400 millions de personnes vivent sans accès à l’eau potable en Afrique subsaharienne », souligne-t-il, ajoutant que des millions d’enfants restent exclus du système éducatif.
Blue Hope Humanity mise particulièrement sur la jeunesse. « Au Sénégal, 75 % de la population est jeune. Ce chiffre n’est pas une statistique, c’est une force », affirme le président de l’organisation. Selon lui, les jeunes doivent être considérés comme des acteurs du changement et non comme « un problème à gérer ».
Dans cette dynamique, l’organisation prévoit plusieurs programmes, notamment un système de mentorat reliant des jeunes Sénégalais à des professionnels de la diaspora, un accompagnement renforcé des jeunes filles ainsi que l’implication directe des jeunes dans les missions de terrain.
L’environnement occupe également une place centrale dans les projets de Blue Hope Humanity. L’organisation estime que la crise climatique frappe d’abord les populations les plus vulnérables. « Protéger la biodiversité, c’est protéger l’eau, les terres cultivables, les ressources vitales et avant tout la dignité humaine », soutient Mouhamed Zamal Gueye.
Dans les prochains mois, l’organisation prévoit le déploiement de cinq systèmes d’adduction d’eau alimentés à l’énergie solaire dans des communautés touchées par l’urgence hydrique. Dix établissements scolaires devraient également bénéficier d’aménagements écologiques, avec la création de mini-forêts et de systèmes de drainage naturel.
Blue Hope Humanity souhaite par ailleurs développer des partenariats avec des institutions internationales comme l’UNICEF, le PNUD ou l’UNESCO, mais aussi avec des universités, des collectivités locales et des entreprises spécialisées dans l’énergie solaire ou les technologies de l’eau.
S’adressant aux jeunes, Mouhamed Zamal Gueye lance un appel à l’engagement : « Vous n’êtes pas l’avenir. Vous êtes le présent. » Avant d’ajouter : « Chaque geste que vous posez pour votre environnement est un acte de souveraineté. »
A.N


