En marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad), qui se tiennent à Brazzaville du 25 au 29 mai 2026, la Journée de l’Afrique a été célébrée. Le thème de cette année est : « Garantir un accès durable à l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».
Ce thème est d’une grande actualité selon le président de la Banque africaine de développement, Dr Sidi Ould Tah. Pour lui, l’eau a toujours façonné l’histoire de notre monde. L’eau, dit-il, raconte l’Afrique, traverse les frontières et rappelle que notre avenir, lui aussi, est profondément commun. Et pourtant, constate le président de la Banque africaine de développement, dans l’Afrique du XXIe siècle, des centaines de millions de nos concitoyens n’ont toujours pas accès à l’eau potable.
Une situation qu’il convient de corriger selon Dr Sidi Ould Tah. Car, d’après lui, l’eau n’est pas seulement une question environnementale et technique, c’est une question de dignité, une question de santé publique, une question d’autonomisation des femmes, une question de sécurité alimentaire, une question de résilience climatique, mais également une question de stabilité et de paix.
« Aucun continent ne peut pleinement se transformer si des millions de femmes et de jeunes filles consacrent encore des heures chaque jour à chercher de l’eau. Aucune économie ne peut prospérer durablement si les chocs climatiques fragilisent les systèmes agricoles et les moyens de subsistance. Et aucune ambition industrielle ne peut réussir sans sécurité hydrique et énergétique », a déclaré Dr Sidi Ould Tah.
Pour lui, l’Afrique, aujourd’hui, porte une ambition nouvelle, une ambition économique. « C’est celle d’une plus grande unité, d’une plus grande intégration et d’une plus grande maîtrise de son destin. C’est tout le sens de la Journée de l’Afrique, une journée qui ne célèbre pas seulement notre histoire, mais aussi notre capacité, malgré les crises et les divisions du monde, à continuer de croire en des projets africains », a ajouté Dr Sidi Ould Tah.
De son côté, Selma Malika Haddadi, représentant Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, se félicite des nombreux défis relevés par le continent depuis 1963, date de création de l’Union africaine. Ce parcours est, selon elle, le résultat de l’engagement commun, de la résilience et d’une vision d’une Afrique performante.
Poursuivant son propos, Selma Malika Haddadi a plaidé pour une Afrique à l’abri des besoins en ressources essentielles telles que l’eau. Elle considère qu’il s’agit d’un facteur de paix, de stabilité, mais également de développement.
Demba DIENG (Envoyé spécial)


