Un atelier de restitution du projet d’inclusion des femmes et des jeunes dans les énergies renouvelables s’est ouvert ce mardi 30 juin, à Dakar. Initié par Développement International Desjardins (NDLR: c’est un organisme de coopération internationale du Mouvement Desjardins, fondé en 1970. Sa mission principale est de renforcer l’autonomie économique des populations vulnérables (particulièrement les femmes, les jeunes et les agriculteurs) dans les pays en développement et émergents grâce à l’inclusion financière), en partenariat avec le Crédit Mutuel du Sénégal, l’Institut de formation en administration et en création d’entreprise (Iface) et HEC Montréal a initié, ce projet vise une meilleure inclusion des femmes et des jeunes.
Dans le cadre de la clôture du projet « Mobilisation des énergies renouvelables pour les femmes et les jeunes » (Renouveau F/J), Desjardins Développement International a mis à profit cet atelier pour présenter les résultats obtenus, partager les leçons apprises et identifier des perspectives de collaboration pour une transition énergétique plus inclusive au Sénégal.
Michelle Diop Niang, la cheffe du Bureau régional du Did informe que l’opportunité de ce projet réside dans le fait que le Sénégal ambitionne d’atteindre 40% de mixte énergétique d’ici quelques années.
Selon elle, il urge alors de mieux intégrer cette chaîne de valeur des énergies renouvelables dans les activités développées par les femmes et les jeunes.
Toujours de son avis, cette phase pilote du projet avec un budget estimé à 340 millions va permettre d’explorer certaines zones de recherche dans les niayes et identifier des solutions durables pour les populations.
« L’objectif est d’être résilient au changement climatique, à l’économie de soins familiaux, c’est à dire, un gain de temps qui permet aux femmes d’avoir plus de temps pour s’occuper de la famille avec une plus grande productivité, l’accès aux financements pour accroître la productivité », a dit madame Niang.
Elle a par ailleurs émis le vœux de disséminer le projet dans les zones d’intervention du Programme d’appui à l’autonomisation économique des femmes et des jeunes (Pafej)qui agit sur 65000 femmes et jeunes dans les localités de kolda, Tambacounda, Sédhiou, Guédiawaye et Rufisque.
Pour le Pr Ibrahima Diouf, directeur de l’Iface, il, est nécessaire de connaître les besoins effectifs des femmes et des jeunes, mais aussi les obstacles qui se dressent contre leur épanouissement.
De son avis, il est tout aussi opportun d’agir sur les politiques publiques, favoriser le genre et l’inclusion, avec une mise à l’échelle des solutions et des approches grâce à d’autres projets existants.
« Dans la deuxième phase du projet, il est question de voir, par une cartographie précise, les obstacles aux déploiements des énergies renouvelables auxquels 77 femmes dans 11 villages des niayes font face.
L’universitaire a en outre déploré la faiblesse de la sensibilisation dans les changements climatiques qu’un groupe de contrôle va permettre de pallier à travers la formation et la mise en place d’une architecture du dispositif d’accompagnement des bénéficiaires.
Djibril NDIAYE


