Un Comité régional de développement (Crd) consacré à la relance de la vaccination contre le cancer du col de l’utérus s’est tenu hier, mercredi 10 juin, à Thiès. L’enjeu est de bâtir un engagement collectif incluant chefs religieux, presse et organisations communautaires pour contrer la propagation de fausses informations et rumeurs qui freinent l’adhésion des populations.
Les autorités administratives et les acteurs de la santé de la région de Thiès se mobilisent pour la vaccination contre le cancer du col de l’utérus. Un Comité régional de développement (Crd) s’est tenu, hier, mercredi 10 juin, dans ce sens. Au cours de cette rencontre, les autorités ont indiqué que le coût du Programme élargi de vaccination (Pev) dans la région de Thiès, en 2025, est de 1.179.438.143 FCfa.
Par ailleurs, les données des couvertures vaccinales cumulées par la Direction régionale de la santé, de janvier à décembre 2025, placent la région de Thiès parmi les meilleures en termes de performances, surtout pour la première dose du vaccin contre le Hpv (Papilloma virus humain), dernière Dakar, Kaffrine, Louga et Saint-Louis. Cette analyse met en évidence des performances contrastées avec une dynamique positive devant être maintenue pour la deuxième dose (Hpv2) dont la couverture chute fortement à 66 % au niveau régional. Selon le directeur régional de la Santé de Thiès, le Dr Mama Moussa Diaw, « cette baisse est particulièrement préoccupante dans des districts comme Thiès (26 %), Popenguine (34 %) et Tivaouane (42 %) ».
La vaccination contre le cancer du col de l’utérus étant considérée comme le meilleur moyen de prévention, le Dr Diaw a demandé aux parents de saisir cette opportunité qui leur est offerte. « Reconnaissant que les services de santé ne peuvent pas faire seuls le travail, nous souhaitons l’implication de toute la communauté pour la vaccination », a-t-il indiqué. Le directeur régional de la Santé a aussi invité la presse et tous les acteurs à combattre les rumeurs et fakenews qui freinent souvent l’élan de la vaccination. Il a informé que le registre national destiné à collecter les données de vaccination des enfants est en phase expérimentale.
L’adjoint au gouverneur chargé de l’Administration, Ababacar Sadikh Niang, a dit sa satisfaction « au regard des engagements qui ont été pris par les acteurs territoriaux ». Il a souligné que la région a besoin de tous ses fils pour réussir le pari de la vaccination des jeunes filles parce qu’il y a beaucoup de défis à relever contre les rumeurs qui plombent les efforts des autorités.
L’autre défi à relever concerne les disparités entre les districts sanitaires, a souligné l’autorité administrative. À ce titre, M. Niang a informé que les perspectives envisagées sont « de renforcer la campagne de communication et de sensibilisation en parfaite collaboration avec les notabilités religieuses et coutumières, les prêtres, les imams, les « Serigne daara » (maîtres coraniques) et tous les acteurs qui gravitent autour du développement communautaire ».
Mbaye Sarr DIAKHATÉ (Correspondant)

