Le Réseau des usagers du service public, en partenariat avec l’Union nationale des consommateurs du Sénégal, a organisé, hier, mardi 17 mars, à Dakar, une rencontre d’échanges pour marquer la Journée mondiale des consommateurs. Une occasion pour alerter sur la qualité de certains produits présents sur le marché.
La sécurité des aliments interpelle tout le monde. L’Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs) et le Réseau des usagers du service public (Rusp), en partenariat avec le Service national de l’hygiène (Snh), ont organisé, hier, mardi 17 mars, à Dakar, un atelier de partage axé sur le thème : « Des produits sûrs, des consommateurs confiants ». Cette activité entre dans le cadre de la commémoration de la Journée mondiale des consommateurs.
La rencontre a servi de tribune au président du Rusp, Jean-Pierre Dieng, pour revenir sur la qualité de certains produits présents sur le marché. « L’accès à des produits sûrs n’est pas encore une garantie pour tous. Chaque jour, des milliers de consommateurs achètent des marchandises qui ne répondent pas aux normes sanitaires, alimentaires ou techniques. Cette situation expose nos concitoyens à des risques évitables, que ce soit en matière de santé publique ou de sécurité économique », a-t-il souligné. M. Dieng a plaidé pour l’engagement de tous dans la lutte pour la sécurité et la qualité des produits qui atterrissent sur nos plats. Selon lui, l’État seul ne peut pas assurer la surveillance des produits ; il faut une adhésion collective. « La sécurité des produits est une responsabilité partagée. Les grandes ou petites entreprises doivent intégrer la préoccupation de la qualité dans leur culture. Cela signifie investir dans les bonnes pratiques de fabrication, éviter les contrefaçons, garantir la traçabilité. Une économie forte repose sur la confiance entre le producteur et le consommateur », a-t-il exposé. Dans cette dynamique de prévention, le renforcement du cadre réglementaire est, à ses yeux, un impératif, surtout avec la vente en ligne de produits alimentaires souvent non réglementés.
« Le Sénégal dispose déjà d’outils pour le contrôle de la qualité des produits. Mais, ces derniers doivent être constamment adaptés aux réalités du marché et aux avancées technologiques. Avec les produits alimentaires vendus en ligne, il n’y a pas encore de contrôle sur le e-commerce de la production à la livraison. Il y a des normes à respecter, surtout pour la conservation », a interpellé le président du Rusp. Le ministère du Commerce et de l’Industrie, par le biais de la Direction du commerce intérieur, rassure les consommateurs sur le contrôle de la qualité des produits qui se fait en permanence.
« La Direction du commerce intérieur effectue beaucoup de visites de terrain et des prélèvements pour des analyses afin de vérifier la qualité des produits que nous consommons », a précisé Cheikh Ahmadou Bamba Diagne, membre de ladite direction.
Marie Bernadette SÈNE

