Réunie les 21 et 22 mai à Tambacounda, l’Ong Taatan organise un atelier de sensibilisation et de partage sur le « contrat local de sécurité ». Face aux défis liés à l’insécurité, les organisateurs ont insisté sur la nécessité d’une implication communautaire responsable, sans empiéter sur les missions des Forces de défense et de sécurité (FDS).
TAMBACOUNDA – L’Ong Taatan tient, du 21 au 22 mai à Tambacounda, un atelier de sensibilisation et de partage consacré au « contrat local de sécurité », dans le cadre de la promotion de la sécurité collaborative.
La première journée de cette rencontre, organisée hier, a enregistré la participation de chefs de village, de délégués de quartier, de Badiénou Gokh du département de Tambacounda ainsi que de plusieurs acteurs communautaires.
Prenant la parole, le secrétaire exécutif de Taatan, Cheikh Oumar Faye, a rappelé que les questions de sécurité ne peuvent plus être considérées comme le seul apanage des Forces de défense et de sécurité. Selon lui, la sécurité des personnes et des biens doit désormais reposer sur une démarche participative impliquant l’ensemble des communautés.
Toutefois, il a insisté sur la nécessité d’encadrer cette implication populaire afin qu’elle respecte strictement les limites fixées par la loi. « Les populations ne doivent ni se substituer aux FDS ni à la justice », a-t-il martelé, précisant que leur rôle consiste surtout à faire preuve de vigilance, à alerter et à dénoncer tout comportement suspect afin de faciliter l’efficacité des interventions des forces de sécurité.
Pour M. Faye, cet atelier constitue une opportunité de rappeler à chaque acteur communautaire ses responsabilités ainsi que les limites de ses missions. Il estime qu’« une compréhension commune des rôles de tous les acteurs » permettra de rendre la collaboration « plus active et plus efficace ».
Présidant la cérémonie d’ouverture, le préfet du département de Tambacounda, Alioune Badara Mbengue, a salué l’engagement des communautés locales. Selon lui, cette implication citoyenne peut constituer une réponse efficace face aux défis sécuritaires.
Boubacar Agna CAMARA
(Correspondant)


