Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a été réélu à la tête du Brésil, dimanche 25 octobre, à l’issue du second tour de l’élection présidentielle. Avec 51,79 % des suffrages exprimés, il devance le sénateur Flávio Bolsonaro, crédité de 48,21 %, et décroche un quatrième mandat présidentiel non consécutif.
C’est une victoire importante pour le dirigeant de gauche de 80 ans. Selon les résultats annoncés par le Tribunal supérieur électoral (TSE), Lula a recueilli 64,25 millions de voix, contre 59,82 millions pour son adversaire. Cette victoire intervient après un premier tour où le sénateur Flávio Bolsonaro était arrivé en tête, le 4 octobre.
Le scrutin a été marqué par une forte polarisation politique entre la gauche de Lula et la droite radicale incarnée par le fils de l’ancien président Jair Bolsonaro. La campagne a notamment porté sur l’orientation politique, économique et sociale du pays, ainsi que sur la place du Brésil dans les relations internationales.
La participation a atteint environ 80,8 % des électeurs inscrits, tandis que l’abstention s’est établie à 19,22 %, selon les données électorales publiées par le TSE.
Malgré sa défaite, Flávio Bolsonaro a contesté le déroulement du scrutin et annoncé son intention de demander l’annulation des résultats, invoquant notamment la prolongation des horaires de vote dans certaines zones. Cette contestation ouvre une nouvelle séquence politique dans un pays profondément divisé.
Avec ce résultat, Lula obtient un nouveau mandat à la tête de la première puissance économique d’Amérique latine. Son prochain défi sera de gouverner dans un contexte de fortes tensions politiques et de maintenir le soutien d’une société partagée entre deux projets opposés pour l’avenir du Brésil.


