À la Caf, le sifflet final ne signifie plus grand-chose. Le match peut donc continuer dans les couloirs et même sur ordinateur, d’où l’on sort subitement une décision comme un carton rouge oublié dans la chaussette. Mais pendant que les juristes refont le match avec des gants blancs, les supporters, eux, remplissent le Stade de France. On peut alors retirer une coupe, pas une ferveur. Le peuple a déjà rendu son verdict, sans appel, sans ComEx et sans échanges de correspondances. Et voilà que Véron Mosengo-Omba claque la porte après 30 ans de service.
Trente ans ! À ce niveau, ce n’est plus une démission, c’est une retraite spirituelle avec supplément « soupçons levés ». On ne sait pas qui attaque qui, mais tout le monde se défend très fort. Au même moment, Patrice Motsepe distribue des messages d’amour façon carte de vœux panafricaine : « On est tous ensemble, je vais venir au Sénégal ». Oui, mais visiblement pas d’accord sur la démarche. En tout cas, quand la transparence devient un slogan et la réforme un refrain, le public finit par comprendre la musique. Et au Sénégal, on a déjà choisi le tempo : rouleau compresseur jusqu’à ce que même les décisions deviennent enfin logiques.
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