On nous promettait la Coupe du monde de tous les records. Pour l’instant, c’est surtout celle de tous les imprévus. À quelques heures du coup d’envoi, le football mondial ressemble davantage au scénario d’une série catastrophe qu’à une grande fête du ballon rond.
Près du camp anglais, une fusillade. À Orlando, un séisme. Aux frontières américaines, des officiels recalés comme de simples touristes distraits. Et comme si cela ne suffisait pas, la délégation suisse a découvert que son camp de base, dans la vallée de Carmel, jouxtait une confortable « zone à serpents ».
Les Helvètes étaient venus travailler leurs automatismes ; les voilà initiés à l’herpétologie.
Certes, aucun organisateur ne commande les plaques tectoniques, les reptiles ou les coups de folie humains. Mais l’accumulation commence à donner l’impression qu’une malédiction a signé un partenariat avec le tournoi.
Heureusement, le football a souvent un talent que les experts ignorent : celui de faire oublier le chaos dès que le ballon roule. Car à ce rythme, le plus dur n’est peut-être pas encore de jouer au football.
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