Coups de tonnerre. Coups de tête. Les phrases de Trump appartiennent aux deux registres. Menacer d’effacer une civilisation entière pour rouvrir le détroit d’Ormuz relève moins de la diplomatie que d’une dramaturgie brutale. Centrales, ponts, ports, tout devient cible dans une géopolitique transformée en terrain de démolition. L’ultimatum tient en une phrase, presque une injonction de western, ouvrir ou disparaître.Trump parle de frapper vite, de frapper fort, comme si la guerre était une équation simple. En face, Téhéran promet une riposte à la mesure de l’affront. Et dans cet échange de menaces, le réel se fissure. Les mots précèdent les bombes, les annoncent parfois. Le monde selon Trump avance à coups de sommations. Il simplifie, tranche, menace. Mais sous cette apparente clarté, tout devient opaque. Le Golfe retient son souffle, les marchés tremblent et la diplomatie ressemble à un chantier laissé à l’abandon. On croyait la dissuasion faite de silences. Elle se déclame désormais en majuscules.
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