Il était temps que la prison sénégalaise comprenne qu’on peut enfermer un homme sans lui confisquer jusqu’à son dernier morceau de pudeur. La fouille à nu systématique à l’admission appartient désormais aux vieilles habitudes dont on aimerait voir disparaître aussi les justificatifs.
Sur instruction du ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, l’Administration pénitentiaire rappelle une vérité presque révolutionnaire : un détenu n’est ni un esclave, ni un colis suspect, ni un sac de riz à secouer avant livraison. C’est un être humain, avec une histoire, des droits et, oui, quelques sous-vêtements à préserver.
La sécurité demeure évidemment nécessaire. Téléphones, drogues, armes et autres objets prohibés n’ont pas vocation à obtenir un permis de séjour derrière les barreaux. Mais fouiller n’est pas humilier. Désormais, palpation, locaux individuels et personnel du même sexe deviennent la règle.
La fouille intégrale ? Seulement en cas de risque avéré ou de présomption précise d’infraction. Désormais, même derrière les barreaux, la dignité restera… bien couverte.
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