Pour une affaire d’amant, les deux jeunes femmes de 19 ans se sont d’abord jaugées par mots croisés sur le réseau social TikTok en se traitant de tous les noms d’oiseaux. Ensuite, des menaces de mort vont suivre, avant que les deux demoiselles et leurs acolytes respectifs décident de régler leurs comptes face-à-face. Si ce n’était pas l’intervention des riverains, une bastonnade ou bagarre serait inévitable entre ces jeunes gens armés de couteaux. C’est la énième fois qu’une querelle entre jeunes femmes sur TikTok finit au Tribunal de Dakar.
En vérité, certains se croient détenteurs d’un permis virtuel d’insulter et de calomnier sur les réseaux sociaux sans coup férir. C’est une fois devant le juge que les mauvaises langues, pour ne pas dire les langues pendues, se font toutes petites et demandent pardon en battant leur coulpe. Mais chassez le naturel, il revient toujours au galop. Sur TikTok, tous les mots blessants semblent permis entre internautes qui ne maîtrisent point les lois sur les données personnelles, le respect de la vie privée, le droit à l’image, entre autres dispositions légales.
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