Hier, 12 août, le ciel sénégalais a suspendu un instant notre agitation terrestre : le Soleil s’est éclipsé.
Quelques minutes, et voilà l’humanité rappelée à sa vraie taille ; minuscule, en équilibre entre deux astres, mais souvent convaincue d’être propriétaire du cosmos ! En Islam, l’éclipse n’est ni un présage à décoder sur WhatsApp ni un spectacle à transformer en concours de selfies. Elle est un signe d’Allah, une invitation au rappel, à la prière et à l’humilité. Le ciel, lui, ne fait pas de politique ; il obéit aux lois de son Créateur. À nous d’en tirer une leçon sans sombrer dans la superstition.
Le Soleil et la Lune ne gouvernent pas nos destinées ; ils nous enseignent surtout que nous ne gouvernons pas tout. Alors, avant que nos certitudes ne retrouvent leur pleine lumière, profitons de cette ombre pour regarder en nous. Et puisque le Mawlid approche, souhaitons-nous moins de fracas dans les cœurs, plus de paix dans les âmes et davantage de fraternité dans nos relations. Après tout, même le Soleil sait parfois s’effacer.
salla.gueye@lesoleil.sn


