Les hommes aiment les femmes. Enfin, en théorie. En pratique, ils les préfèrent parfois un peu moins diplômées, un peu moins brillantes, un peu moins… impressionnantes. Dès qu’une femme gravit les échelons, certains messieurs descendent les leurs.
Ce n’est plus un coup de foudre, c’est un court-circuit.La femme cadre n’a pas seulement des responsabilités. Elle porte aussi le poids des fantasmes masculins. On l’admire de loin, comme un sommet que l’on photographie sans jamais l’escalader. Belle, cultivée, indépendante, elle devient, paradoxe suprême, victime de ses qualités.
Trop de réussite finit par faire échouer les prétendants.
À croire que quelques hommes confondent encore égalité et mise en danger. Ils redoutent moins la femme de tête que l’idée de perdre la leur. Pourtant, le monde change. Les filles excellent à l’école, dirigent des entreprises, gouvernent des institutions. L’amour devra, lui aussi, passer une mise à jour. Faute de quoi, le vieux logiciel viril affichera bientôt un message d’erreur. Bug de l’ego. Système patriarcal non compatible avec la version actuelle de la société.
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