L’eau n’a plus la cote. Elle avait pourtant bonne réputation. Transparente comme la vérité, limpide comme une promesse. Voilà qu’une étude de l’Université Cheikh Anta Diop lui découvre un passé… trouble. Dans bien des sachets, l’eau n’est plus de source mais de souci. On croyait boire à la santé, on trinque avec les bactéries.
Quatre échantillons sur cent seulement méritent le qualificatif de potable. Les autres nous servent un cocktail dont personne ne voudrait porter un toast. L’eau en sachet finit en eau qui fâche. On la croyait minérale, la voilà fécale.Les épices, elles, ne relèvent plus les plats mais les analyses de laboratoire.
Quant au piment, il pique désormais moins la langue que les statistiques sanitaires. Il est devenu tellement chimique qu’on hésite entre le cuisiner et demander son homologation comme produit d’entretien. On nous répète qu’il faut manger équilibré. Fort bien. Une bactérie au petit déjeuner, un pesticide au déjeuner, quelques microbes au dîner. Voilà un régime d’une remarquable diversité biologique.
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