La Coupe du monde est une compétition magnifique. Elle a toutefois un défaut : elle sanctionne les erreurs de coaching avec une brutalité presque pédagogique.
Après la défaite contre la France, le staff sénégalais disposait pourtant d’un rapport complet, le diagnostic était bien posé. Mais le médecin a décidé de reconduire l’ordonnance qui avait rendu le malade plus fiévreux. Même revers ! À ce niveau, l’entêtement coûte cher.
Quand un joueur reconnaît lui-même qu’il n’est pas à 100%, le maintenir titulaire relève moins de la confiance que de la foi. Or une Coupe du monde n’est pas un lieu de pèlerinage.
Pendant que d’autres sélections récompensent la forme du moment, le Sénégal semble parfois récompenser l’ancienneté. Les jeunes attendent leur tour comme des clients dans une administration un jour de panne informatique. Et quand les changements arrivent enfin, ils ressemblent souvent aux pompiers appelés après l’incendie.
Le football moderne est simple : on aligne les meilleurs du moment, pas les meilleurs souvenirs. Et au Mondial, les erreurs de casting se paient comptant.
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